Discussion:
Un incident qui aurait dû mal finir
(trop ancien pour répondre)
plonge13
2006-01-27 09:12:38 UTC
Permalink
Bonjour,

Je rebondis sur le thread initié par Stranglerfig (Le silence sur les
accidents de plongée), et son invitation à raconter nos problèmes
vécus, pour raconter une plongée dont je ne suis pas
particulièrement fier...


J'étais encore un tout jeune moniteur, et nous séjournions entre
encadrants qlq jours à l'étranger. La plongée avait été bien
sympathique, sur 45 m, quoiqu'un brin longuette. Comme si tous les
moniteurs que nous étions eussent pu être déshonorés d'être le
premier à déclencher la remontée...
Les manos dans le rouge, le mouillage à la main, nous attaquions le
palier de trois m quand au cours d'une fausse manip, j'ai lâché ma
lampe, qui a directement filé vers le fond. Dans un premier mouvement,
je n'ai réfléchi à rien, je l'ai suivi. C'est pas gros, une lampe,
ça descend bien. En tout cas suffisamment pour qu'on ne puisse pas la
rattraper en qlq mètres. C'est en passant sous dix mètres que j'ai
commencé à me demander si j'étais pas en train de faire une conn...
D'un côté, une plongée déjà longue, profonde (tout est relatif,
hein), avec des paliers à moudre. De l'autre, une lampe (chaque
centime compte dans le budget d'un jeune plongeur) et la certitude
d'être ridicule auprès de tous si je remontais sans...

Question : aurai-je assez d'air pour boucler une rallonge des paliers ?
Coup d'oeil au mano, sans perdre de vue la lampe qu'il me semblait
rattraper. Tiens, déjà quinze m ? Bigre, et le mano fait dans le
pessimisme : faut que j'accélère, ou alors ça va plus être tangent,
ça va être moche. En tout cas, maintenant, la distance se réduit. Il
semblerait que j'accélère. Des qui n'apprécient pas, c'est mes
tympans. Mais il faut bien qu'ils passent, manquerait plus que je
ralentisse pour ça. Yaka forcer... Tiens, déjà 25 m ! Maintenant,
c'est sûr, c'est con de continuer, je suis sûr de pas finir les
paliers. Mais c'est tout aussi con d'avoir fait tout ça, et de
remonter bredouille alors que cette p... de lampe n'est même pas un m
devant moi. Allez, on rentre tout ce qui dépasse, et on accélère
encore un peu. Tiens, on commence même à distinguer le fond, sensé
être à 45 m. Et la dragonne de la lampe qui danse devant le bout de
mes doigts... Mais je suis où ? Si je jette un oeil aux instruments,
je me dégroupe, donc je freine... Dommage, alors que je touche enfin
la dragonne. Tant pis, on verra après...
Je finis enfin par attraper la fugitive, le temps de tout freiner et
mon ordi me donne son verdict : 38 m. Et le mano est dans les vapes des
derniers bars.

Première pensée : t'es profond, seul, t'as perdu les potes et leur
détendeur de secours, le mouillage et son pendeur, t'as du palier pour
la matinée, et peut-être même pas assez d'air pour à la fois
gonfler la stab et respirer. Bref : t'as fait le con, t'es mort. Tu
commences par quoi ? Pas vraiment constructif, quoi...

Aujourd'hui, je ne sais toujours pas comment j'ai retrouvé le
mouillage. Le plus probable, c'est que je suis remonté bien au-delà
des vitesses admises, avant que le courant ne m'ait trop déporté.
J'étais plus attentif à mon économie respiratoire et à chercher la
chaîne des yeux qu'aux signaux de l'ordi. J'ai rejoint mon palier à 9
m (le DC12 était pas réputé pour sa joie de vivre), jetant des
regards réconfortés aux copains toujours au palier de 3 m, à leurs
jolis blocs garnis du second détendeur salvateur, et au pendeur,
m'attendant sagement... Mon mano était à 0, mais pas mon bloc :
mystères de l'étalonnage... Passage au palier de 6 m, toujours du
gaz. La panne est arrivée avec le palier de 3. J'ai pris mon air le
plus dégagé, j'ai attrapé le pendeur, et me suis installé pour y
rester un long, très long moment...

Et évidemment, de retour sur le pont, j'en ai pas raconté le dixième
: "ma lampe ? Ouais, j'ai dû l'avoir à 12 ou 15 m, par là, j'ai pas
fait gaffe...".


Je vous laisse tirer les enseignements de cette petite histoire, s'il y
en a...

@ plouf,
Jean-Francois LESCURE
2006-01-27 10:04:42 UTC
Permalink
Bonjour ,
Merci l'ami pour cette contribution qui me rappelle un thread ici même il y
a quelques semaines... c'était dans un lac suisse et il s'agissait non pas
d'une lampe mais d'un parachute.

Au delà du comportement critiquable du jeune moniteur (heureusement que le
reste de la palanquée ne l'a pas suivi) il y a un truc qui intéresse
beaucoup dans ce témoignage. expérience je crois que pas mal de problèmes
surviennent par suite du manque d'attention que l'on a pour s'équiper et
disposer de manière optimale son matériel sur et dans son gilet. Les
plongeurs spéléo passent eux beaucoup de temps à disposer les détendeurs de
secours les lampes et autres objets sur leur bloc ... c'est pas pour rien.
Pour nous plongeurs on l'installe comme on peut ... presque sans réflexions.
Et on change de stab comme si c'était un vêtement; simplement en transférant
à la va vite l'équipement de la vieille vers la nouvelle. C'est le début des
problèmes...

Moi même j'ai laissé au fond récemment un parachute et une paire de gants à
cause de çà. Mais ce qui me fait ch... c'est de passer pour un maniaque
quand je dit qu'il faut prêter beaucoup d'attention à la disposition de son
matos. Par exemple la lampe doit être assurée sur la stab par un bout ou un
dispositif spire de rappel. Elle doit être à l'opposée du détendeur de
secours pour éviter emmêlement ou confusion tactile... etc...

C'est vrai tout cela ne fait pas partie des programmes de formations que je
connais... et pour tant çà sert... c'est utile (la preuve) bien plus que
certains exercices (suivez mon regard !). Heureusement que certain moniteurs
(je pense en particulier à 2 Patrick de ma connaissance) ajoutent une
sensibilisation à cette attitude durant les formations qu'ils dispensent.

Amitiés et Bonnes bulles


"plonge13" <***@caramail.com> a écrit dans le message de news:
***@f14g2000cwb.googlegroups.com...
Bonjour,

Je rebondis sur le thread initié par Stranglerfig (Le silence sur les
accidents de plongée), et son invitation à raconter nos problèmes
vécus, pour raconter une plongée dont je ne suis pas
particulièrement fier...


J'étais encore un tout jeune moniteur, et nous séjournions entre
encadrants qlq jours à l'étranger. La plongée avait été bien
sympathique, sur 45 m, quoiqu'un brin longuette. Comme si tous les
moniteurs que nous étions eussent pu être déshonorés d'être le
premier à déclencher la remontée...
Les manos dans le rouge, le mouillage à la main, nous attaquions le
palier de trois m quand au cours d'une fausse manip, j'ai lâché ma
lampe, qui a directement filé vers le fond. Dans un premier mouvement,
je n'ai réfléchi à rien, je l'ai suivi. C'est pas gros, une lampe,
ça descend bien. En tout cas suffisamment pour qu'on ne puisse pas la
rattraper en qlq mètres. C'est en passant sous dix mètres que j'ai
commencé à me demander si j'étais pas en train de faire une conn...
D'un côté, une plongée déjà longue, profonde (tout est relatif,
hein), avec des paliers à moudre. De l'autre, une lampe (chaque
centime compte dans le budget d'un jeune plongeur) et la certitude
d'être ridicule auprès de tous si je remontais sans...

Question : aurai-je assez d'air pour boucler une rallonge des paliers ?
Coup d'oeil au mano, sans perdre de vue la lampe qu'il me semblait
rattraper. Tiens, déjà quinze m ? Bigre, et le mano fait dans le
pessimisme : faut que j'accélère, ou alors ça va plus être tangent,
ça va être moche. En tout cas, maintenant, la distance se réduit. Il
semblerait que j'accélère. Des qui n'apprécient pas, c'est mes
tympans. Mais il faut bien qu'ils passent, manquerait plus que je
ralentisse pour ça. Yaka forcer... Tiens, déjà 25 m ! Maintenant,
c'est sûr, c'est con de continuer, je suis sûr de pas finir les
paliers. Mais c'est tout aussi con d'avoir fait tout ça, et de
remonter bredouille alors que cette p... de lampe n'est même pas un m
devant moi. Allez, on rentre tout ce qui dépasse, et on accélère
encore un peu. Tiens, on commence même à distinguer le fond, sensé
être à 45 m. Et la dragonne de la lampe qui danse devant le bout de
mes doigts... Mais je suis où ? Si je jette un oeil aux instruments,
je me dégroupe, donc je freine... Dommage, alors que je touche enfin
la dragonne. Tant pis, on verra après...
Je finis enfin par attraper la fugitive, le temps de tout freiner et
mon ordi me donne son verdict : 38 m. Et le mano est dans les vapes des
derniers bars.

Première pensée : t'es profond, seul, t'as perdu les potes et leur
détendeur de secours, le mouillage et son pendeur, t'as du palier pour
la matinée, et peut-être même pas assez d'air pour à la fois
gonfler la stab et respirer. Bref : t'as fait le con, t'es mort. Tu
commences par quoi ? Pas vraiment constructif, quoi...

Aujourd'hui, je ne sais toujours pas comment j'ai retrouvé le
mouillage. Le plus probable, c'est que je suis remonté bien au-delà
des vitesses admises, avant que le courant ne m'ait trop déporté.
J'étais plus attentif à mon économie respiratoire et à chercher la
chaîne des yeux qu'aux signaux de l'ordi. J'ai rejoint mon palier à 9
m (le DC12 était pas réputé pour sa joie de vivre), jetant des
regards réconfortés aux copains toujours au palier de 3 m, à leurs
jolis blocs garnis du second détendeur salvateur, et au pendeur,
m'attendant sagement... Mon mano était à 0, mais pas mon bloc :
mystères de l'étalonnage... Passage au palier de 6 m, toujours du
gaz. La panne est arrivée avec le palier de 3. J'ai pris mon air le
plus dégagé, j'ai attrapé le pendeur, et me suis installé pour y
rester un long, très long moment...

Et évidemment, de retour sur le pont, j'en ai pas raconté le dixième
: "ma lampe ? Ouais, j'ai dû l'avoir à 12 ou 15 m, par là, j'ai pas
fait gaffe...".


Je vous laisse tirer les enseignements de cette petite histoire, s'il y
en a...

@ plouf,
Patrick NOEL
2006-01-27 10:11:16 UTC
Permalink
Post by Jean-Francois LESCURE
Bonjour ,
(snip)
Moi même j'ai laissé au fond récemment un parachute et une paire de gants à
cause de çà. Mais ce qui me fait ch... c'est de passer pour un maniaque quand
je dit qu'il faut prêter beaucoup d'attention à la disposition de son matos.
Par exemple la lampe doit être assurée sur la stab par un bout ou un
dispositif spire de rappel. Elle doit être à l'opposée du détendeur de
secours pour éviter emmêlement ou confusion tactile... etc...
Oui, bien d'accord ; c'est bien pour ça que mon appareil photo est
toujours assuré à un anneau de ma stab ; si pour une raison ou pour une
autre je devais le lâcher (il me prend les deux mains), je ne tiens pas
à avoir à hésiter entre redescendre ou non ...
;-)
@+
P.
--
(pas de plouf pour m'écrire !)
Photo sous-marine : http://perso.wanadoo.fr/pnoel/
Photo voyages : http://perso.wanadoo.fr/pnoel2/
charb
2006-01-27 11:57:07 UTC
Permalink
Post by Patrick NOEL
Oui, bien d'accord ; c'est bien pour ça que mon appareil photo est
toujours assuré à un anneau de ma stab ; si pour une raison ou pour une
autre je devais le lâcher (il me prend les deux mains), je ne tiens pas à
avoir à hésiter entre redescendre ou non ...
---> j'ai souvenir d'une caméra vidéo que j'ai dû lacher pour secourir un
mec qui se noyait. J'étais bien content qu'elle soit assurée par un bout (le
caisson n'était pas à moi), même si j'ai dû la remorquer jusqu'au bateau
avec le gonze. Ce qui m'a foutu en pétard, c'est que pas un des mecs que
j'emmenais n'a pensé à prendre la caméra pour me filmer dans l'effort. Je
devais être très beau.
PS: je vous arrête tout de suite, ce jour-là, j'avais mes palmes.
Henri, qui achète la ficelle par bobines.
FrK
2006-01-27 12:00:16 UTC
Permalink
Post by charb
Ce qui m'a foutu en pétard, c'est que pas un des mecs que
j'emmenais n'a pensé à prendre la caméra pour me filmer dans l'effort. Je
devais être très beau.
Surout qu'un tel reportage aurait mérité une palme d'or...

FrK
--
Le blog télé de FrK :
http://thefrenchfrk.over-blog.com
Erwin, mon dernier roman :
http://www.ixcea.com/html/modules/cdbase/index.php?id_art=10
Hugues Foucault
2006-01-27 16:46:23 UTC
Permalink
Post by charb
PS: je vous arrête tout de suite, ce jour-là, j'avais mes palmes.
Henri, qui achète la ficelle par bobines.
Même plus drôle, il prend les devants ;-(
--
Hugues Foucault
Retirez SANS PUB pour mail perso.
www.cercledesplongeursdepyla.com
www.nautilus-plongee.com
Ariel DAHAN
2006-01-27 11:34:45 UTC
Permalink
"plonge13" <***@caramail.com> a écrit dans le message de news:
***@f14g2000cwb.googlegroups.com...
J'étais encore un tout jeune moniteur, et nous séjournions entre
encadrants qlq jours à l'étranger. La plongée avait été bien
sympathique, sur 45 m, quoiqu'un brin longuette. Comme si tous les
moniteurs que nous étions eussent pu être déshonorés d'être le
premier à déclencher la remontée...
Les manos dans le rouge, le mouillage à la main, nous attaquions le
palier de trois m quand au cours d'une fausse manip, j'ai lâché ma
lampe, qui a directement filé vers le fond. Dans un premier mouvement,
je n'ai réfléchi à rien, je l'ai suivi. C'est pas gros, une lampe,
ça descend bien. En tout cas suffisamment pour qu'on ne puisse pas la
rattraper en qlq mètres. C'est en passant sous dix mètres que j'ai
commencé à me demander si j'étais pas en train de faire une conn...
D'un côté, une plongée déjà longue, profonde (tout est relatif,
hein), avec des paliers à moudre. De l'autre, une lampe (chaque
centime compte dans le budget d'un jeune plongeur) et la certitude
d'être ridicule auprès de tous si je remontais sans...

Question : aurai-je assez d'air pour boucler une rallonge des paliers ?
Coup d'oeil au mano, sans perdre de vue la lampe qu'il me semblait
rattraper. Tiens, déjà quinze m ? Bigre, et le mano fait dans le
pessimisme : faut que j'accélère, ou alors ça va plus être tangent,
ça va être moche. En tout cas, maintenant, la distance se réduit. Il
semblerait que j'accélère. Des qui n'apprécient pas, c'est mes
tympans. Mais il faut bien qu'ils passent, manquerait plus que je
ralentisse pour ça. Yaka forcer... Tiens, déjà 25 m ! Maintenant,
c'est sûr, c'est con de continuer, je suis sûr de pas finir les
paliers. Mais c'est tout aussi con d'avoir fait tout ça, et de
remonter bredouille alors que cette p... de lampe n'est même pas un m
devant moi. Allez, on rentre tout ce qui dépasse, et on accélère
encore un peu. Tiens, on commence même à distinguer le fond, sensé
être à 45 m. Et la dragonne de la lampe qui danse devant le bout de
mes doigts... Mais je suis où ? Si je jette un oeil aux instruments,
je me dégroupe, donc je freine... Dommage, alors que je touche enfin
la dragonne. Tant pis, on verra après...
Je finis enfin par attraper la fugitive, le temps de tout freiner et
mon ordi me donne son verdict : 38 m. Et le mano est dans les vapes des
derniers bars.

Première pensée : t'es profond, seul, t'as perdu les potes et leur
détendeur de secours, le mouillage et son pendeur, t'as du palier pour
la matinée, et peut-être même pas assez d'air pour à la fois
gonfler la stab et respirer. Bref : t'as fait le con, t'es mort. Tu
commences par quoi ? Pas vraiment constructif, quoi...

Aujourd'hui, je ne sais toujours pas comment j'ai retrouvé le
mouillage. Le plus probable, c'est que je suis remonté bien au-delà
des vitesses admises, avant que le courant ne m'ait trop déporté.
J'étais plus attentif à mon économie respiratoire et à chercher la
chaîne des yeux qu'aux signaux de l'ordi. J'ai rejoint mon palier à 9
m (le DC12 était pas réputé pour sa joie de vivre), jetant des
regards réconfortés aux copains toujours au palier de 3 m, à leurs
jolis blocs garnis du second détendeur salvateur, et au pendeur,
m'attendant sagement... Mon mano était à 0, mais pas mon bloc :
mystères de l'étalonnage... Passage au palier de 6 m, toujours du
gaz. La panne est arrivée avec le palier de 3. J'ai pris mon air le
plus dégagé, j'ai attrapé le pendeur, et me suis installé pour y
rester un long, très long moment...

Et évidemment, de retour sur le pont, j'en ai pas raconté le dixième
: "ma lampe ? Ouais, j'ai dû l'avoir à 12 ou 15 m, par là, j'ai pas
fait gaffe...".


Je vous laisse tirer les enseignements de cette petite histoire, s'il y
en a...
@ plouf,

Y a deux manières de voir:
1° manière : mode j'ai rien compris
Bôf la morale de cette histoire c'est que les tables de déco c'est pas la
peine de s'en servir, et qu'après tout, c'est pas bien compliqué d'aller
piquer direct à -40. Yaka passer en force. Une histoire de mec couillu,
quoi.!

2° manière : mode j'entrevois la lumière:
En définitive tu devrais être mort et la tu nous parles d'où?

3° manière (zavez remarqué comment je compte?) mode conseil de discipline de
la fédé:
Triple inconscient tu t'es mis en danger pour une malheureuse loupiotte à 60
? que tu pouvais te refaire rien qu'en jouant à la belotte le soir même. Tu
as grillé tes tympans à la descente et flambé quelques neurones à la
remonté. Et en plus tu as abandonné la palanquée que tu encadrais. Moralité
on te retire ton Brevet.

4° manière (je compte de mieux en mieux) mode Tribunal Correctionnel:
Attendu que le sieur xxxxx, alors qu'il encadrait un groupe de plongeurs en
apprentissage, dans le cadre de l'exercice de sa fonction d'enseignement en
sa qualité de moniteur (fédéral ? national ?) a abandonné, sans motif
légitime, le groupe de plongeurs qu'il encadrait.

Attendu que ce faisant, il n'a pas pu empêcher le jeune yyyyyyy de remonter
en surface prématurément, à l'origine de l'embollie qui lui a privé de
l'usage de ses yeux;

Qu'il n'a pas non-plus pu réagir à la crise de panique de la jeune zzzzzz
laquelle, se retrouvant à court d'air, a violemment arraché le détendeur de
sa compagne de plongée, demoiselle zazazaza, qui n'a pas sû ni le récupérer
ni attraper son détendeur de secours, et qui s'est ainsi noyée sous les yeux
de l'ensemble de sa palanquée;

...

Par ces motifs,
Le déclaront coupable du délit qui lui est reproché (non-assistance à
personne en péril, abandon de poste, négligeance coupable, mise en danger de
la vie d'autrui, coups et violences involontaires et homicide par
imprudence...)

Le condamnons à 9 mois de détention, dont 5 avec sursis.

Disons que la durée de détention ferme s'imputera sur les 4 mois de
détention préventive;

Le condamnons à une peine d'amende de 8.000 ?

Le condamnons en outre, au titre des peines complémentaires, à
l'interdiction d'exercer un métier d'encadrement sportif ou de formation
sportif pendant une période de 5 ans à compter de ce jour.

Sur les intérêts civils,
Le condamnons à payer à la famille de Mlle Zazazaza la somme de 300.000 ?
Le condamnons à payer à la famille de Mr Yyyyyy la somme de 80.0000 ?

Et ce sera justice...


Effectivement, vous revenez de loin ... ;-)
Frédéric DUMON
2006-01-27 11:56:52 UTC
Permalink
Et en plus tu as abandonné la palanquée que tu encadrais. Moralité on te
retire ton Brevet.
Attendu que le sieur xxxxx, alors qu'il encadrait un groupe de plongeurs
en apprentissage, dans le cadre de l'exercice de sa fonction
d'enseignement en sa qualité de moniteur (fédéral ? national ?) a
abandonné, sans motif légitime, le groupe de plongeurs qu'il encadrait.
Non non, il n'encadrait rien du tout, je cite :"nous séjournions entre
encadrants qlq jours à l'étranger".

Bon, ceci dit, il n'a effectivement pas forcément réagi comme il aurait
fallu. Mais qui sait dans ces cas là, ce que le cerveau nous dicte ?

Personnellement, j'apprécie le fait qu'il reconnaisse (en public) qu'il ait
fait une bourde, en espérant que cela serve de leçon aux autres.

Merci 'Plonge13'.
Et merci aussi Ariel de nous rappeler que la moindre erreur peut tourner au
vinaigre en terme de responsabilités ...

A+
Fred
Tonio
2006-01-27 12:17:06 UTC
Permalink
Bonjour,

Au risque d'etre penible, pourriez-vous eviter de laisser la partie de
texte inutile et de bien quote votre reponse. Il n'est vraiment pas aise
de savoir quand vous repondez au post initiale car les deux textes se
confondent.

Amicalement,
--
Tonio
stranglerfig
2006-01-27 12:30:14 UTC
Permalink
Post by plonge13
Bonjour,
Au risque d'etre penible, pourriez-vous eviter de laisser la partie de
texte inutile et de bien quote votre reponse. Il n'est vraiment pas aise
de savoir quand vous repondez au post initiale car les deux textes se
confondent.
Soit Antoine ,
Mais il serait encore mieux que les uns et les autres évitent de pourrir ce
fil avec leurs conneries habituelles ...

cordialement
Bernard

-je détruirai ce message dans quelques heures , prière de ne pas enchaîner
dessus .
Macyfa
2006-01-27 13:33:51 UTC
Permalink
Post by plonge13
Bonjour,
Au risque d'etre penible, pourriez-vous eviter de laisser la partie de
texte inutile et de bien quote votre reponse. Il n'est vraiment pas
aise de savoir quand vous repondez au post initiale car les deux
textes se confondent.
Amicalement,
+1 ! >:|
--
Cordialement.
Maurice.
Virez la MER dans l'adresse pour me répondre directement.
Yves Girard
2006-01-30 10:04:47 UTC
Permalink
"Ariel DAHAN" <***@ddb> wrote in message news:43da05b3$0$18348$***@news.wanadoo.fr
[cut]
Post by Ariel DAHAN
1° manière : mode j'ai rien compris
Bonjour Ariel,
oui je crois que tu n'as rien compris :-)
Post by Ariel DAHAN
3° manière (zavez remarqué comment je compte?) mode conseil de discipline de
[cut]
mon cher Ariel, tu confirmes le proverbe chinois :
"pour celui qui possède un marteau, tous les problèmes sont des clous".
Je sais bien que ton domaine c'est la Loi. Tu es donc disqualifié pour
répondre.
L'intérêt de tous ces témoignages n'est pas dans la recherche de
responsabilités, mais dans la compréhension des mécanismes qui
conduisent à un résultat dommageable non désiré.
Ce serait bien que les commentaires restent dans la même logique...
Yves
--
Belles rencontres à tous, en surface comme dessous...
***@inrets.fr, http://www.inrets.fr
N2 (CMAS**) au club de LAMBESC, F-13.
--
Posted via Mailgate.ORG Server - http://www.Mailgate.ORG
Jean-Francois LESCURE
2006-01-30 12:06:02 UTC
Permalink
Merci Yves,

Effectivement on est pas ici dans un confessionnal, un tribunal ou à une
réunion d'alcooliques anonymes. On est pas non plus en train de
s'autoflageller.

Nous avons la chance de ne pas avoir été victimes d' erreurs qui auraient pu
mal tourner. Nous en avons tiré des leçons enrichissantes les quelles ont
fait de nous de meilleurs plongeurs. Mais grâce au net, grâce à un petit
effort de mémoire, et une petite rédaction , on peut parvenir à communiquer
ces expériences aux autres plongeurs.

En se mettant à nos places, ils réfléchiront par anticipation. Ils éviterons
peut être d'avoir les même négligences, et si un jour ils rencontrent la
même situation, ils auront une chance de plus. Celle d'avoir l'attitude la
mieux adaptée ou de faire le meilleur geste...

Bonnes plongées à tous





L
Post by Yves Girard
[cut]
Post by Ariel DAHAN
1° manière : mode j'ai rien compris
Bonjour Ariel,
oui je crois que tu n'as rien compris :-)
Post by Ariel DAHAN
3° manière (zavez remarqué comment je compte?) mode conseil de discipline de
[cut]
"pour celui qui possède un marteau, tous les problèmes sont des clous".
Je sais bien que ton domaine c'est la Loi. Tu es donc disqualifié pour
répondre.
L'intérêt de tous ces témoignages n'est pas dans la recherche de
responsabilités, mais dans la compréhension des mécanismes qui
conduisent à un résultat dommageable non désiré.
Ce serait bien que les commentaires restent dans la même logique...
Yves
--
Belles rencontres à tous, en surface comme dessous...
N2 (CMAS**) au club de LAMBESC, F-13.
--
Posted via Mailgate.ORG Server - http://www.Mailgate.ORG
Strike
2006-01-27 13:11:07 UTC
Permalink
Bon bien je vais y aller de mon experience personnelle, non pas que
j'en soit fier (loin de la !!!) mais si ca peut etre utile et si ca
peut éviter a quelqu'un de faire la meme connerie que moi.

le tout se passe a la pierre a bise au bourget le 30 octobre 2005. ma
femme et moi nous équipons pour partir faire une plongée "pas
raisonable" entre 50 et 55m. Ayant prévus des le depart ce genre
d'aventure nous avions chacun un bloc air en dorsal et un relais de 5L
de Nx pour la deco. je doit préciser que nous n'avions pas l'habitude
de plonger avec des decos.

on se met a l'eau et on commence a descendre moi en tete, ma femme a 1
metre derriere moi. tout se passe bien jusqu'a 45m, la ma femme
m'attrape par une palme et me fait un signe que la narcose et la
penombre m'enpèche de bien comprendre. "pris deans le feu de l'action"
(pour moi elle a un gros probleme) je commence une remontée assistée.
seulement voila nous somme lourdement chargés et le fait de la prendre
en assistance m'interdit tout regard vers mes instruments (qui de
surcroit était mal placés). apres 30 sec. de "remontée" mes palmes
touches le fond.
a cet instant précis je me suis cru mort. en effet pour moi le pied du
tombant se situe ver 70-75m donc mes palmes touchant le fond et "sans
instrument" je pense etre a 75m. a 45m j'était déja narcosé mais ca
allait, plus bas autan etre franc je suis pas clair du tout. de plus je
commence a m'éssouffler gravement.
tout ceci m'a conduit a faire la connerie la plus grave que l'on puisse
faire : j'ai percuté nos deux stabs.
en moins de 1 min on s'est retrouvés en surface.
ma femme presentais sur le coup tous les signes d'une surpression et
d'un état de choc (gene respiratoire, toux, incohérence dans ses
propos etc....).
j'ai ouvert son deco et je l'ai fait ventiller sur son Nx, et j'ai
ensuite appeler au secours des plongeurs qui était sur le bord.
2eme connerie : le bloc O2 etait dans le fourgon du club fermé a clef
et la clef était sous l'eau avec le president. fort heureusement nos
secouriste avait de l'O2 et nous en ont donné.
les symptomes de ma femme on disparus apres quelque min sous O2 et on
en a été quitte pour serrer de fesse pendant 24H.
au bilan nous ne somme pas descendu a 75m mais a 50m. et fort
heureusement le temps sous l'eau etait trop court pour afficher des
palliers.
si on resume donc les connerie accumulées lors de cette "plongée":
- niveau technique innadapté au materiel utilisé.
- plongeurs trop éloignés les un des autres
- effet de la narcose sous estimé par les plongeurs
- reaction de panique inadaptée a la situation
- organisation en surface defaillante.

voila.
si ca peut aider.

Franck
Jean-Francois LESCURE
2006-01-27 13:21:02 UTC
Permalink
Merci Strike,

C'est marrant comme les faits sont têtus...
Effectivement à coté de l'inadéquation des compétences avec le type de
plongée prévue on trouve encore une fois un problème de positionnement du
matériel... ici c'est le profondimétre qui reste invisible. Ce n'est pas le
facteur déclenchant mais le facteur aggravant ! Après, évidemment quand la
narcose s'allie à la panique il devient vraiment rare de faire les bons
gestes.

A+





"Strike" <***@aol.com> a écrit dans le message de news:
***@g14g2000cwa.googlegroups.com...
Bon bien je vais y aller de mon experience personnelle, non pas que
j'en soit fier (loin de la !!!) mais si ca peut etre utile et si ca
peut éviter a quelqu'un de faire la meme connerie que moi.

le tout se passe a la pierre a bise au bourget le 30 octobre 2005. ma
femme et moi nous équipons pour partir faire une plongée "pas
raisonable" entre 50 et 55m. Ayant prévus des le depart ce genre
d'aventure nous avions chacun un bloc air en dorsal et un relais de 5L
de Nx pour la deco. je doit préciser que nous n'avions pas l'habitude
de plonger avec des decos.

on se met a l'eau et on commence a descendre moi en tete, ma femme a 1
metre derriere moi. tout se passe bien jusqu'a 45m, la ma femme
m'attrape par une palme et me fait un signe que la narcose et la
penombre m'enpèche de bien comprendre. "pris deans le feu de l'action"
(pour moi elle a un gros probleme) je commence une remontée assistée.
seulement voila nous somme lourdement chargés et le fait de la prendre
en assistance m'interdit tout regard vers mes instruments (qui de
surcroit était mal placés). apres 30 sec. de "remontée" mes palmes
touches le fond.
a cet instant précis je me suis cru mort. en effet pour moi le pied du
tombant se situe ver 70-75m donc mes palmes touchant le fond et "sans
instrument" je pense etre a 75m. a 45m j'était déja narcosé mais ca
allait, plus bas autan etre franc je suis pas clair du tout. de plus je
commence a m'éssouffler gravement.
tout ceci m'a conduit a faire la connerie la plus grave que l'on puisse
faire : j'ai percuté nos deux stabs.
en moins de 1 min on s'est retrouvés en surface.
ma femme presentais sur le coup tous les signes d'une surpression et
d'un état de choc (gene respiratoire, toux, incohérence dans ses
propos etc....).
j'ai ouvert son deco et je l'ai fait ventiller sur son Nx, et j'ai
ensuite appeler au secours des plongeurs qui était sur le bord.
2eme connerie : le bloc O2 etait dans le fourgon du club fermé a clef
et la clef était sous l'eau avec le president. fort heureusement nos
secouriste avait de l'O2 et nous en ont donné.
les symptomes de ma femme on disparus apres quelque min sous O2 et on
en a été quitte pour serrer de fesse pendant 24H.
au bilan nous ne somme pas descendu a 75m mais a 50m. et fort
heureusement le temps sous l'eau etait trop court pour afficher des
palliers.
si on resume donc les connerie accumulées lors de cette "plongée":
- niveau technique innadapté au materiel utilisé.
- plongeurs trop éloignés les un des autres
- effet de la narcose sous estimé par les plongeurs
- reaction de panique inadaptée a la situation
- organisation en surface defaillante.

voila.
si ca peut aider.

Franck
Olivier Goldberg
2006-01-27 13:35:06 UTC
Permalink
Post by Strike
Bon bien je vais y aller de mon experience personnelle, non pas que
j'en soit fier (loin de la !!!) mais si ca peut etre utile et si ca
peut éviter a quelqu'un de faire la meme connerie que moi.
Allez, moi aussi:

Partis à deux pour une plongée aux Pays-Bas, dans un chenal d'accès
portuaire, avec départ du bord.
Ma soeur et moi, tous deux d'expérience comparable de +/- 100 plongées,
sortie individuelle, pas de sécu surface, pas de bloc de déco, oxygène
dans le coffre de la voiture.
On descend en suivant le fond, vers le centre du chenal, pour trouver
les 40m (requis pour acquérir l'expérience nécessaire selon les normes
de notre ligue).
On arrive très rapidement sur 35m, la visi est correcte, il n'y a rien à
voir.
Et là, on continue dans la direction théorique du fond de 43m (de
mémoire). Et on continue. Et on avance. 35, 34, 35, 36 m mais pas de 40.
Je commence à m'énerver un peu, on devrait y être depuis longtemps, la
réserve d'air commence à baisser vraiment.
Bon, je finis (déjà tard) à me dire que tant pis, on ne les aura pas,
donc demi-tour.
Et là c'est reparti, on reste looongtemps sur des fonds de plus de 30m
(subjectivement bien plus qu'à l'aller). Je corrige plusieurs fois mon
cap, remarquant souvent une dérive de plus de 45°.
Sur réserve à 30m, avec une dizaine de minutes de paliers obligatoires à
3m.
Finalement, on retrouve la bonne direction, on palm vraiment vite, en
suivant le fond toujours, pour arriver le plus vite possible aux faibles
profondeurs.
Arrivés à 3m, il ne nous reste plus grand chose.Ma bouteille est vide
alors qu'il me reste 3 minutes à faire, je passe sur le détendeur de
secours de ma soeur qui heureusement a aussi des branchies. Nous sommes
à moins de 10m du point de mise à l'eau.
Mon palier arrivé à 0, il lui reste 3 minutes et moins de 10 bars. Je
lui rend son octopus et fait surface, je la surveille de là.
3 minutes après, elle fait surface aussi, tétant les dernières gouttes
de son air.

Bilan: interruption de palier tout juste évitée.

Erreurs commises:
- erreur d'orientation
- trop d'obstination à trouver les 40
- trop d'hésitation à remonter en pleine eau, pour rentrer par exemple
sur 20m ou en surface. Nous avions deux parachutes, la mer était calme
et la visibilité excellente
- pas de sécurité de surface, mais c'est maheureusement à peu près
systématique en Zélande, pour les sorties individuelles ou club.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
Jean-Francois LESCURE
2006-01-27 16:03:20 UTC
Permalink
J'ai connu une aventure assez proche de celle là quoiqu'avec des
circonstances différentes.

Une plongée avec ma femme sur le Liban ( épave dans les 30 m) . Nous étions
NIII tous les 2 à cette époque. La mer est belle mais une houle ample du sud
vient blanchir l'eau autour des pierres. Au fond tout est nominal. Arrivé au
bout de l'épave demi tour reste 120 bar dans mon bloc et 130 dans celui de
ma femme (équipée de branchies comme il se doit). Sur le retour comme il me
reste 90 bars petite visite à l'intèrieur d'une espèce de préfabriqué avec
des ouvertures larges situé à tribord de l'épave. Ouah ! un lièvre de mer
vient danser à la fenêtre . Spectacle superbe. On reste cloué là dedans le
temps de la représentation ( 2 ou 3 minutes). Je regarde les paliers qui
approche des 8 minutes et je décide de quitter cette boite mon mano est
entre 80 et 90 bars. On sort de la boite et on retourne à l'épave que l'on
continue de longer. Un superbe mérou nous arrête 1 minute. Au moment de
repartir je regarde mon mano... Stupeur il me reste 40 bars ! Pourtant ma
respiration ne s'est pas accélérée ! je regarde si mon octopus n'est pas en
débit continu ... non. Je préviens ma femme que je suis sur réserve. Son
regard me cloue sur place. Je lis dans ses pensées qu'elle croit que j'ai
tété comme un malade et qu'en plus j'ai pas regardé mon mano ! Du coup ma
respiration accélère cette fois ci. 30 bars. On commence à remonter en
respectant la vitesse. On rejoint les rochers des farillons avec le compas
puis à vue. On se met au palier. Mon mano indique 0 bars. Mon détendeur
trouve tout de même de l'air. Mon ordi lui me demande 12 minutes !.
Heureusement ma femme à encore 60 bars et un octopus. Avec ma plaquette, je
demande à ma femme si mon premier étage fuit. Non ! Il nous reste 5 bars
quand on sort.

En fait mon bloc avait deux sorties. Le robinet de la seconde sortie s'était
légèrement ouvert en ripant au passage de la sortie du préfabriqué. Quand
j'ai demandé à ma femme si mon 1er étage fuyait elle a regardé le 1er étage
qui allait bien et a cru que les autres bulles venait de nos expiration à
cause du ressac sur le rocher qui nous surplombait.

Comme j'ai 2 premiers étages çelà ne m'arriverai plus... mais peut être y a
t'il quelquechose d'autre à apprendre de cette histoire...

A vous lire
Post by Olivier Goldberg
Post by Strike
Bon bien je vais y aller de mon experience personnelle, non pas que
j'en soit fier (loin de la !!!) mais si ca peut etre utile et si ca
peut éviter a quelqu'un de faire la meme connerie que moi.
Partis à deux pour une plongée aux Pays-Bas, dans un chenal d'accès
portuaire, avec départ du bord.
Ma soeur et moi, tous deux d'expérience comparable de +/- 100 plongées,
sortie individuelle, pas de sécu surface, pas de bloc de déco, oxygène
dans le coffre de la voiture.
On descend en suivant le fond, vers le centre du chenal, pour trouver
les 40m (requis pour acquérir l'expérience nécessaire selon les normes
de notre ligue).
On arrive très rapidement sur 35m, la visi est correcte, il n'y a rien à
voir.
Et là, on continue dans la direction théorique du fond de 43m (de
mémoire). Et on continue. Et on avance. 35, 34, 35, 36 m mais pas de 40.
Je commence à m'énerver un peu, on devrait y être depuis longtemps, la
réserve d'air commence à baisser vraiment.
Bon, je finis (déjà tard) à me dire que tant pis, on ne les aura pas,
donc demi-tour.
Et là c'est reparti, on reste looongtemps sur des fonds de plus de 30m
(subjectivement bien plus qu'à l'aller). Je corrige plusieurs fois mon
cap, remarquant souvent une dérive de plus de 45°.
Sur réserve à 30m, avec une dizaine de minutes de paliers obligatoires à
3m.
Finalement, on retrouve la bonne direction, on palm vraiment vite, en
suivant le fond toujours, pour arriver le plus vite possible aux faibles
profondeurs.
Arrivés à 3m, il ne nous reste plus grand chose.Ma bouteille est vide
alors qu'il me reste 3 minutes à faire, je passe sur le détendeur de
secours de ma soeur qui heureusement a aussi des branchies. Nous sommes
à moins de 10m du point de mise à l'eau.
Mon palier arrivé à 0, il lui reste 3 minutes et moins de 10 bars. Je
lui rend son octopus et fait surface, je la surveille de là.
3 minutes après, elle fait surface aussi, tétant les dernières gouttes
de son air.
Bilan: interruption de palier tout juste évitée.
- erreur d'orientation
- trop d'obstination à trouver les 40
- trop d'hésitation à remonter en pleine eau, pour rentrer par exemple
sur 20m ou en surface. Nous avions deux parachutes, la mer était calme
et la visibilité excellente
- pas de sécurité de surface, mais c'est maheureusement à peu près
systématique en Zélande, pour les sorties individuelles ou club.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
G C
2006-01-27 19:04:28 UTC
Permalink
Post by Olivier Goldberg
- erreur d'orientation
- trop d'obstination à trouver les 40
- trop d'hésitation à remonter en pleine eau, pour rentrer par exemple
sur 20m ou en surface. Nous avions deux parachutes, la mer était calme
et la visibilité excellente
- pas de sécurité de surface, mais c'est maheureusement à peu près
systématique en Zélande, pour les sorties individuelles ou club.
Tu oublies la toute première faute: méconnaissance des règles de ta fédération.
En Zélande 40m n'est pas une profondeur obligatoire, c'est une profondeur à ne pas dépasser.

Tu t'engages beaucoup trop loin en assimilant club avec sortie individuelle, je suppose que cela
n'engage que toi. Si c'est le genre de procédure dans ton club, de ne pas avoir de sécurité en
Zélande, change de club.

Ne généralise pas non plus en utilisant les mots "systématique en Zélande"
Olivier Goldberg
2006-01-27 19:16:34 UTC
Permalink
Post by G C
Tu oublies la toute première faute: méconnaissance des règles de ta
fédération. En Zélande 40m n'est pas une profondeur obligatoire, c'est une
profondeur à ne pas dépasser.
Je ne méconnais rien.
A l'époque, 20 plongées à 40m obligatoires pour avoir le droit de
descendre plus bas.
Post by G C
Tu t'engages beaucoup trop loin en assimilant club avec sortie
individuelle, je suppose que cela n'engage que toi. Si c'est le genre de
procédure dans ton club, de ne pas avoir de sécurité en Zélande, change de
club.
Ne généralise pas non plus en utilisant les mots "systématique en Zélande"
C'est le résultat de mon expérience personelle, avec de très nombreux
clubs, ou en observant d'autres clubs sur place.
Au mieux, et c'est loin d'être systématique, on a un accompagnant au
bord avec une feuille de palanquée et une bouteille d'oxygène.
Je n'ai JAMAIS vu de palanquée de sécurité pour les sorties zélandes,
prête à partir du bord.
Ah si, en fait. Deux fois, sur environs 150 plongées. C'était il y a 20
ans, dans une sortie plongée enfant.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
G C
2006-01-27 20:11:33 UTC
Permalink
Post by Olivier Goldberg
Je n'ai JAMAIS vu de palanquée de sécurité pour les sorties zélandes,
prête à partir du bord.
C'est l'exception qui confirme les règles Lifras, comment peut tu avoir une palanquée en attente
quand les plongées se font à l'étale, c'est pareil en mer du nord.
La chasse aux 40 m en Zélande doit se faire que si les conditions sont favorables et bien choisir
son site.
Il y a des sites ou les 40 m sont proche du bord, mais éloignés du parking, donc pas très
recommandés en sortie privée à 2 sans accompagnant
Il y a pas si longtemps en Zélande, il y a eu ce genre de plongée similaire à ton récit, un homme et
sa femme, la femme est décédée, et l'homme a eu beaucoup de chance de ne pas se retrouver aux
assises. C'était aussi trouver à tous prix les 45 m, le plus profond sur ce site.
Olivier Goldberg
2006-01-27 22:29:26 UTC
Permalink
Post by G C
C'est l'exception qui confirme les règles Lifras, comment peut tu avoir
une palanquée en attente quand les plongées se font à l'étale, c'est
pareil en mer du nord.
Je sais bien que c'est dû à la configuration des plongées locales, mais
il n'empêche que le fait qu'il n'y en aie pas nuit à la sécurité.
Et, objectivement, pour les sorties-club, surtout des grands clubs, il
devrait être possible d'organiser un roulement, avec chaque fois une
palanquée de sécu, quitte à ce qu'elle ne plonge pas.
Mais c'est clair, c'est ch**nt pour elle.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
antwan
2006-01-27 19:58:34 UTC
Permalink
Post by Strike
seulement voila nous somme lourdement chargés et le fait de la prendre
en assistance m'interdit tout regard vers mes instruments (qui de
tombant se situe ver 70-75m donc mes palmes touchant le fond et "sans
instrument" je pense etre a 75m. a 45m j'était déja narcosé mais ca
allait, plus bas autan etre franc je suis pas clair du tout. de plus je
- niveau technique innadapté au materiel utilisé.
- plongeurs trop éloignés les un des autres
- effet de la narcose sous estimé par les plongeurs
- reaction de panique inadaptée a la situation
- organisation en surface defaillante.
Salut,

Au dela de ce que tu décris, un fait me parait alourdir le problème : la
mauvaise ergonomie de ton équipement : commetn le fait de prendre un
plongeur en asssitance peut il t'mepécher de regarder tes instruments ?
Si on nous emmbète et si maintenant j'embète les plongeurs avec nos
remontées assistées et -fait peu coutumier mais de tradition dans mon
club- avec nos cours d'ergonomie du plongeur, c'est bien pour éviter ce
genre d'agg'avation des incidents.

Cela n'enlève rien au risque ni à ce que tu as décrit.

Antoine, ex voyou, futur plongeur responsable
Strike
2006-01-30 16:50:37 UTC
Permalink
Post by Strike
seulement voila nous somme lourdement chargés et le fait de la prendre
en assistance m'interdit tout regard vers mes instruments (qui de
tombant se situe ver 70-75m donc mes palmes touchant le fond et "sans
instrument" je pense etre a 75m. a 45m j'était déja narcosé mais ca
allait, plus bas autan etre franc je suis pas clair du tout. de plus je
- niveau technique innadapté au materiel utilisé.
- plongeurs trop éloignés les un des autres
- effet de la narcose sous estimé par les plongeurs
- reaction de panique inadaptée a la situation
- organisation en surface defaillante.
Salut,

Au dela de ce que tu décris, un fait me parait alourdir le problème :
la
mauvaise ergonomie de ton équipement : commetn le fait de prendre un
plongeur en asssitance peut il t'mepécher de regarder tes instruments
?
Si on nous emmbète et si maintenant j'embète les plongeurs avec nos
remontées assistées et -fait peu coutumier mais de tradition dans mon

club- avec nos cours d'ergonomie du plongeur, c'est bien pour éviter
ce
genre d'agg'avation des incidents.


bonjour, le pb de visibilité de mes instrument n'est pas tant due a
l'ergonomie qu'au conditions de la plongée, je m'explique :
nous portons chacun un deco devant nous ce qui fait que pour tenir ma
femme j'ai les bras tendus et donc les poignets loin de moi. en cela
rien de grave ayant une bonne vue j'arrive normalement a lire mon timer
ou mon ordi (portés chacun a un poignet différent). le probleme c'est
que la on est a 50m au bourget et que sans lampe a cette distance mes
deux instrument deviennent illisible.

voila.

comme quoi meme un equipement réfléchit et fonctionnel peut devenir
dans certaine situations totalement innéficace.

salutations
Franck
Francois M.
2006-01-30 17:02:47 UTC
Permalink
la auvaise ergonomie de ton équipement : commetn le fait de prendre un
plongeur en asssitance peut il t'mepécher de regarder tes instruments
Bien vu !!!
nous portons chacun un deco devant
Aie ... et aprés cela, tu parles d'ergonomie sur les instruments :-(((

F.
Captain
2006-01-31 09:37:25 UTC
Permalink
Post by Strike
comme quoi meme un equipement réfléchit et fonctionnel peut devenir
dans certaine situations totalement innéficace.
ben justement faudrait peut-être y réfléchir non ?
--
Jérôme
Papageno
2006-01-28 12:37:47 UTC
Permalink
"plonge13" <***@caramail.com> a écrit dans le message de news:
***@f14g2000cwb.googlegroups.com...
Bonjour,

Je rebondis sur le thread initié par Stranglerfig (Le silence sur les
accidents de plongée), et son invitation à raconter nos problèmes
vécus, pour raconter une plongée dont je ne suis pas
particulièrement fier...

***********************************************


Bonjour à tous

Je n'ai pas l'habitude d'intervenir dans des sujets techniques,
réglementations et autres qui m'embêtent et finissent par me faire
penser que nous aimons plus la réglementation que la plongée en elle même .
Ce doit être mon côté juriste qui se rebiffe :-)
Ariel me comprendra peut-être .

Toutefois les divers récits évoqués que j'ai lu avec intérêt me renvoie à
une plongée
très très récente qui m'a laissé un goût amer .
Lieu Bretagne Nord
Eau à 8 / 10° , très beau dehors , mer plate .
Je plonge sur ordre du patron du bateau
avec un inconnu également autonome
en étanche + Nitrox
je suis en humide + air .
Site inconnu de nous deux
Pas de présentation du site sinon que nous atterrissons sur un fond de
gravier à 25 m
et le tombant est au SE .
Pas de préparation de la plongée , ni rappel de règles .
Pas moyen d'échanger avec mon binôme sinon sa réponse quant à des procédures
particulières
" je remonte quand je n'ai plus d'air"
je lui montre mon matos ,et lui demande de me présenter le sien .
Pas de problème pour que je fasse des photos ? : non .
Début de plongée normale , le fond est à 20m .
Dans les 5 minutes le tombant devant nous 25 m
les photos démarrent et là je commence à descendre sans m'en rendre compte .
Dans ma tête nous étions au plus profond à 25
et c'était l'inverse .
Vous allez me traiter de benêt , soit , mais je plonge toujours comme on me
l'a appris
en démarrant pas le plus profond
donc je me suis trompé tout seul et suis descendu sans m'en rendre compte de
15
mètres ; à 36 mètres .
Il fait noir ou au mieux une pénombre épaisse .
Mon binôme disparaît sans arrêt et il n'a pas de phare .
Entre deux photos je le ramène avec mon phare
au bout d'environ un1/4 heure
je regarde ( enfin et un peu tard ) mon ordi : 36 mètres .
J'en reste sur le cul , je me croyais à 20 .
Et je suis déjà dans les paliers .
Je bidouille encore un peu au fond
et à 80 b je demande à mon partenaire d'entamer la remontée .
Aucun échange de paramètres possible .
Quelques arrêts en route pour photos qui vont me plomber .
Il est temps de remonter en pleine eau , je lui fais signe , il dit OK
on y va calmement .
Parachute balancé trop tôt
j'arrive au palier , mon ordi me donne 11'
je reste accroché au bout dans une eau à 8°
je commence à grelotter
mon partenaire ( en étanche ) virevolte et fait des allers et retour depuis
la surface .
Je rappelle qu'il est nitrox ( pas de palier pour lui )
Les 3 dernières minutes il disparaît .
La visi est de un mètre .
Je fais surface avec 30b , il est toujours dans l'eau à côté du bateau à
environ 15 mètres de moi .
Nous remontons à bord .
Fin de plongée ; 60' , 36 mètres , 06' de palier à 5 mètres et 05' à 3
mètres ( de mémoire )
je ne suis pas content de l'ensemble ( tant à mon égard qu'envers le patron
et mon partenaire ).
Je ne dis rien sauf à terre au patron , en lui expliquant que mon partenaire
est parti à la fin de mes paliers , sans expliquer le reste
et que je n'aime pas cela .
Réponse : on ne sait pas pourquoi il plonge il ne s'intéresse à rien
c'est pourquoi on le met avec des mecs comme toi qui assurent
mais c'est un bon plongeur qui pourrait porter assistance .

Bilan : il ne s'est rien passé
toutes les photos sont loupées tellement je cavalais après mon partenaire
( bonne excuse )
je refuse de replonger avec une pareille disparité de matériel et ce gars en
particulier .

Voilà c'est dit , merci de m'avoir écouté
mais je suis toujours un peu colère car je plonge en général seul avec mon
matos
et tous les emmerdes que j'ai eu ont eu lieu en structure .
En passant la structure en question que je fréquente depuis peu
est bien tenue avec des responsables compétents ,agréables que j'apprécie
pour leur goût pour la bio et la photo .

Amicalement
Armel
Jean-Marie Delapierre
2006-01-28 20:32:46 UTC
Permalink
Post by plonge13
Bonjour,
Je rebondis sur le thread initié par Stranglerfig (Le silence sur les
accidents de plongée), et son invitation à raconter nos problèmes
vécus, pour raconter une plongée dont je ne suis pas
particulièrement fier...
Bonsoir,

Ben..., je vais y aller aussi de mon incident dont je ne suis pas fier,
N4 depuis environ un an (à l'époque), je plonge en structure au mois de
jullet dans le sud-est de la France. Dans cette structure, je suis
régulièrement guide de palanquée. Depuis quelques plongées du matin
(en dessous de 40m), le directeur de plongée m'a confié deux N1 (et oui,
vous avez bien lu) entre 40 et 50 ans qui se sont présenté au club en
annonçant qu'ils voulaient descendre malgré leur niveau et que si le
directeur de plongée les refusait, ils trouveraient facilement à côté
quelqu'un qui les accepterait.
Les quelques plongées précédentes avec ces deux N1 se sont bien passées.
Pour celle qui nous interresse, le directeur de plongée me confie un N3
en préparation N4 qui doit travailler sa "descente dans le bleu". Ca
tombe bien puisque là où nous nous trouvons, toutes les plongées un
tant soit peu profondes se font avec un départ en pleine eau.
Briefing avec la palanquée et breifing particulier avec le N3 pour
préparer son exercice qui doit s'intégrer dans le début de la plongée.
Mise à l'eau et le N3 nous plante la descente pour des problèmes de
passage d'oreilles (stress ou autre...). Au bout de trois minutes, je lui
fais signe d'interrompre l'exercice (raté de toutes façons) et je prends
la direction des opérations pour rejoindre le fond.
Hors, avec tout ça et un peu de courant, au lieu de tomber sur un caillou
avec gorgones, mérous,..., le sable à perte de vue. Tout le monde (le
N3, les deux N1 et moi) stabilisé 5m au dessus du sable vers 45m.
Pas de dérive notable au fond. Je fais un tour d'horizon et crois
apercevoir une ombre dans une direction.
Je fais signe à tout le monde que nous partons dans cette direction et je
commence à palmer.
Au bout d'environ 45 secondes, j'arrête de palmer et je me retourne.
Le N3 me suce les palmes (au moins, il a une forme physique correcte),
l'un des N1 rejoint au bout de quelques secondes et le deuxième est plus
loin.
Je l'attends et lorsqu'il est à quelques mètres de nous, je repars.
Première erreur : lui aurait dû me faire signe qu'il à la limite de
l'essoufflement.
Deuxième erreur : j'aurais dû remarquer son rythme respiratoire.
Troisième erreur : lorsqu'il m'a vu repartir, il a tenté d'accélérer
pour me prévenir de son état. Bilan, véritable essoufflement.
A partir de là, il remonte, seul.
Au bout d'environ 45 secondes supplémentaires, je m'arrête à nouveau,
je me retourne et constate instantannement qu'il me manque un plongeur.
Je fais immédiatement demi-tour et me dirige vers le point que nous
avions quitté un peu plus tôt en remontant un peu (vers 40m). Au bout
d'une quinzaine de secondes, j'ai la certitude que mon plongeur manquant
n'est pas au fond et j'ai beau équarquiller les yeux, je ne le vois pas
au dessus.
La situation à analyser est la suivante : au delà de moi-même, j'ai
deux plongeurs qui ont passé environ 10 mn à 45m en y ayant pratiqué un
effort physique et un plongeur reparti vers la surface (je me doute que
c'est à cause d'un essoufflement) dans des conditions indéterminées.
J'indique aux deux plongeurs qui me restent que la plongée vient
subitement de se terminer (ils ne râlent pas) et je décide d'effectuer
avec eux une remontée à vitesse normale.
Arrivés à 3m, parachute lancé, je les laisse et je fais surface. Sur
le bateau qui tourne autour du parachute, on me fait signe que mon
plongeur manquant est à bord. Je redescends finir mon palier avec les
deux autres.
Dès que je suis remonté sur le bateau, je me précipite vers mon
plongeur perdu pour prendre de ses nouvelles qui sont plutôt bonnes.
J'apprends qu'il est remonté un peu vite (on n'a jamais pu avoir une
idée précise de sa vitesse de remontée) et il est encore choqué (je
pense qu'il a conscience d'être passé très près de la mort).
Il a pris de l'oxygène sur le bateau et ne présente aucun signe
d'accident de décompression.
On n'a jamais revu ces N1, sauf le lendemain au retour de la plongée du
matin pour nous rassurer sur le fait qu'il n'y avait aucune séquelle de
l'incident.
Une chose qui m'a un peu choqué, est que le directeur de plongée, pour
qui j'ai la plus grande estime, m'a dit le lendemain que ma réaction à
la remontée sur le bateau n'avait pas été la bonne. Pour lui, j'aurais
dû pourrir ce plongeur qui avait eu un comportement aussi inadapté.
Conclusion :
- depuis je fais très attention au comportement des gens que j'encadre
sous l'eau (rythme respiratoire, les yeux,...),
- on ne me fera plus jamais encadrer des gens à des profondeurs qui
dépassent leurs prérogatives,
- deux plongeurs qui se croyaient au dessus des réglements ont compris à
quoi servaient les prérogatives.

Voilà.

Cordialement.

Jean-Marie
Olivier Goldberg
2006-01-28 21:12:58 UTC
Permalink
Post by Jean-Marie Delapierre
- deux plongeurs qui se croyaient au dessus des réglements ont compris à
quoi servaient les prérogatives.
Pour moi, une première erreur ne serait-elle pas (tant de la part du DP
que de toi) d'avoir accepté d'emmener ces deux N1 à 40m?
(ce n'est pas une attaque, juste une question... c'est plus facile à
postériori)
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
Jean-Marie Delapierre
2006-01-29 08:13:07 UTC
Permalink
Post by Olivier Goldberg
Post by Jean-Marie Delapierre
- deux plongeurs qui se croyaient au dessus des réglements ont compris à
quoi servaient les prérogatives.
Pour moi, une première erreur ne serait-elle pas (tant de la part du DP
que de toi) d'avoir accepté d'emmener ces deux N1 à 40m?
(ce n'est pas une attaque, juste une question... c'est plus facile à
postériori)
Bonjour Olivier,

Oui, sans aucune doute. J'étais jeune à l'époque.

Cordialement.

Jean-Marie
FrK
2006-01-30 19:12:00 UTC
Permalink
"Jean-Marie Delapierre" <jean-***@wanadoo.fr> a écrit dans le
message de news:***@wanadoo.fr...
<couic>
Post by Jean-Marie Delapierre
Une chose qui m'a un peu choqué, est que le directeur de plongée, pour
qui j'ai la plus grande estime, m'a dit le lendemain que ma réaction à
la remontée sur le bateau n'avait pas été la bonne. Pour lui, j'aurais
dû pourrir ce plongeur qui avait eu un comportement aussi inadapté.
- depuis je fais très attention au comportement des gens que j'encadre
sous l'eau (rythme respiratoire, les yeux,...),
- on ne me fera plus jamais encadrer des gens à des profondeurs qui
dépassent leurs prérogatives,
- deux plongeurs qui se croyaient au dessus des réglements ont compris à
quoi servaient les prérogatives.
Il y a moi une chose qui me choque, c'est que palmer 45sec sans regarder ses
N1 me paraît avoir aussi été une erreur.
Du moins, c'est ce que ton récit laisse apparaître, mais je ne sais pas si
ça reflète la réalité.

FrK
Olivier Goldberg
2006-01-30 21:59:18 UTC
Permalink
Post by FrK
Il y a moi une chose qui me choque, c'est que palmer 45sec sans regarder ses
N1 me paraît avoir aussi été une erreur.
Je ne crois pas possible de garder constemment les yeux sur ses
compagnons.
Ou alors, il faut leur mettre une laisse.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
Yves Girard
2006-01-31 16:10:21 UTC
Permalink
Post by Olivier Goldberg
Je ne crois pas possible de garder constemment les yeux sur ses
compagnons.
Ou alors, il faut leur mettre une laisse.
Bonjour,
oui, je crois qu'il faut être réaliste :-)
Je voulais aussi commenter le récit de Jean-Marie.
J'ai déjà été confronté à la situation décrite par Jean-Marie. Je
peinais à rattraper le guide, quand il s'est retourné et m'a vu assez
loin, il m'a attendu, et à peine l'avais-je rejoint qu'il est reparti !
Lui il avait fait une pause mais pas moi !!! Pas glop pas glop :-(

Depuis je prends mes précautions.
Je me marre en me souvenant de ma première plongée dans un des clubs
Marseillais.
A bord, j'ai demandé au boss : "c'est toi qui nous emmêne ?". Et je lui
ai sorti mon topo :
"Faut que je te prévienne, je ne suis pas sportif du tout, et s'il faut
forcer contre le courant, je risque de m'essoufler rapidement. Alors je
te rassure, je connais et je sais gérer. J'essaierai pas de te rattraper
pour te prévenir. Quand je sens que ça va dégénérer, j'arrête de palmer,
au besoin je remonte 3-4 mètres, et j'attends sur place en expirant à
fond, y a pas de problème, ça passe. Alors si tu me perds, y a pas de
lézard, tu me retrouveras un peu derrière et un peu plus haut. De toute
façon je sais m'équilibrer et j'ai mon parachute".
Le gars m'a regardé avec des yeux ronds, il a commençé à se
congestionner... et il est parti d'un énorme éclat de rire en disant
"putain ! je le crois pas ! c'est moi qui me fait briefer !!!".
N'empêche, il a guidé à mon rythme :-)))
<mode sérieux on>
je crois que beaucoup de problèmes sont évités quand le plongeur connait
ses limites, et n'a pas de fausse pudeur à en informer son guide quand
il en a un.
<mode sérieux off>
Depuis on s'entend bien ;-)
Yves
--
Belles rencontres à tous, en surface comme dessous...
***@inrets.fr, http://www.inrets.fr
N2 (CMAS**) au club de LAMBESC, F-13.
--
Posted via Mailgate.ORG Server - http://www.Mailgate.ORG
FrK
2006-02-02 10:08:31 UTC
Permalink
Post by plonge13
Post by Olivier Goldberg
Je ne crois pas possible de garder constemment les yeux sur ses
compagnons.
Ou alors, il faut leur mettre une laisse.
Bonjour,
oui, je crois qu'il faut être réaliste :-)
Justement, le thread entier est fait de situations où l'on a cru qu'il n'était
pas réaliste de faire certaines choses!
Alors je ne dis pas que ça n'aurait pas pu arriver à aucun d'entre nous, je dis
juste que se maintenir à hauteur d'épaule, c'est moins fatigant que de se
retourner toutes les 5 secondes. Et aussi qu'il y a une différence entre une
plongée entre même niveaux et la situation dans laquelle s'est retrouvée bien
malgré lui JM, avec ses N1 à 45m. Compte tenu du risque, je crois qu'une
surveillance accrue n'était pas si irréaliste, même si le problème n'est pas
venu des moins expérimentés mais d'une andouille à palmes.
Post by plonge13
Je voulais aussi commenter le récit de Jean-Marie.
J'ai déjà été confronté à la situation décrite par Jean-Marie. <couic>
Depuis je prends mes précautions.
Il m'est arrivé aussi de plonger avec des copains n'ayant pas plongé depuis un
bail, et même si c'est pas mon rôle, je les surveille toujours du coin de
l'oeil. Je préfère manquer des choses durant ma plongée plutôt que de perdre un
pote.

Ceci dit, les conneries viennent toujours quand on s'y attend le moins, mais je
me fie beaucoup à la petite voix avant la plongée, quand on te présente le CMAS
*** qui déboule en vacances et qui va faire équipe avec toi, qui n'a pas plongé
depuis tellement longtemps qu'il ne sait même plus monter son matos et avec qui
tu vas faire une 40 sous la responsabilité d'un stagiaire péda.
On oublie trop souvent à ce moment là l'angoisse et le <grouiiiik> dans le
ventre du pauvre binôme N2... Et c'est du vécu!;o)))

FrK. Mais je suppose aussi que j'oublie les plongée où le boulet, c'était moi...
--
Le blog télé de FrK :
http://thefrenchfrk.over-blog.com
Mon dernier roman :
http://www.ixcea.com/html/modules/cdbase/index.php?id_art=10
FrK
2006-01-31 17:32:22 UTC
Permalink
Post by Olivier Goldberg
Post by FrK
Il y a moi une chose qui me choque, c'est que palmer 45sec sans regarder ses
N1 me paraît avoir aussi été une erreur.
Je ne crois pas possible de garder constemment les yeux sur ses
compagnons.
Ou alors, il faut leur mettre une laisse.
Disons que là, c'était quand même des N1 à 45m, donc pour moi ça mérite un
peu plus d'attention que de coutûme.

FrK
Olivier Goldberg
2006-01-31 19:18:00 UTC
Permalink
Post by FrK
Disons que là, c'était quand même des N1 à 45m, donc pour moi ça mérite un
peu plus d'attention que de coutûme.
Ben qu'est-ce qu'ils y fichent, à 45m?
Et même si ça nécessite plus d'attention à 45 qu'à 5m, je ne vois quand
même pas comment garder à l'oeil en permanence 3 personnes, tout en
guidant donc en ne pouvant pas être à l'arrière.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
FrK
2006-02-02 09:56:56 UTC
Permalink
Post by Olivier Goldberg
Post by FrK
Disons que là, c'était quand même des N1 à 45m, donc pour moi ça mérite un
peu plus d'attention que de coutûme.
Ben qu'est-ce qu'ils y fichent, à 45m?
Et même si ça nécessite plus d'attention à 45 qu'à 5m, je ne vois quand
même pas comment garder à l'oeil en permanence 3 personnes, tout en
guidant donc en ne pouvant pas être à l'arrière.
Justement parce que ce sont des N1, que le DP l'a mis dans une situation à la
gomme, qu'ils sont en train de palmer fortement et que perso j'aurais gardé les
deux à hauteur d'épaule pour ne pas les perdre de vue durant la chasse au grand
palmoïde.

Je disais ça comme ça, hein...

FrK
Jean-Marie Delapierre
2006-02-02 20:53:51 UTC
Permalink
Post by FrK
Post by Olivier Goldberg
Post by FrK
Disons que là, c'était quand même des N1 à 45m, donc pour moi ça mérite un
peu plus d'attention que de coutûme.
Ben qu'est-ce qu'ils y fichent, à 45m?
Et même si ça nécessite plus d'attention à 45 qu'à 5m, je ne vois quand
même pas comment garder à l'oeil en permanence 3 personnes, tout en
guidant donc en ne pouvant pas être à l'arrière.
Justement parce que ce sont des N1, que le DP l'a mis dans une situation à la
gomme, qu'ils sont en train de palmer fortement et que perso j'aurais gardé les
deux à hauteur d'épaule pour ne pas les perdre de vue durant la chasse au grand
palmoïde.
Je disais ça comme ça, hein...
FrK
Bonsoir,

Juste une précision, nous étions à la chasse au site de plongée perdu.
Dans le cas qui nous occupe, le "grand palmoïde", c'était moi.
J'avais déjà à cette époque réalisé des plongée pas faciles à ces
profondeurs et ce que nous étions en train de faire ne présentait pour
moi aucune difficulté particulière (il faut aussi avouer que les gens
qui m'ont formé en mer étaient plongeur professionnel pour l'un,
instructeur de plongée à l'école de plongée de l'armée de terre
pour un autre,.... Ca doit laisser des traces au niveau capacité
physique).
De plus, le fait d'être accompagné par des gens (même N1) avec qui je
plongeais tous mes matins à ces profondeurs depuis une semaine a
"endormi" ma méfiance et je n'ai pas imaginé une seconde que ce qui me
semblait une "promenade de santé" allait déboucher aussi vite sur un
essoufflement pour un autre, et surtout qu'il perdrait aussi vite la
lucidité qui lui aurait simplement permis de s'arrêter et d'attendre
que le reste du "troupeau" revienne.
Je précise ce point, non pour tenter de me trouver des excuses, mais pour
essayer de vous faire comprendre quel était mon état d'esprit du moment
et pourquoi j'ai fait les choses telles qu'elles se sont passées.

Cordialement.

Jean-Marie
FrK
2006-02-03 07:46:53 UTC
Permalink
Post by Jean-Marie Delapierre
Post by FrK
Justement parce que ce sont des N1, que le DP l'a mis dans une situation à la
gomme, qu'ils sont en train de palmer fortement et que perso j'aurais gardé les
deux à hauteur d'épaule pour ne pas les perdre de vue durant la chasse au grand
palmoïde.
Juste une précision, nous étions à la chasse au site de plongée perdu.
Dans le cas qui nous occupe, le "grand palmoïde", c'était moi.
Au temps pour moi, j'ai mélangé avec la plongée où le N3 s'est mis à palmer
furieusement.

FrK
Jean-Marie Delapierre
2006-01-30 21:02:59 UTC
Permalink
Post by FrK
<couic>
Post by Jean-Marie Delapierre
Une chose qui m'a un peu choqué, est que le directeur de plongée, pour
qui j'ai la plus grande estime, m'a dit le lendemain que ma réaction à
la remontée sur le bateau n'avait pas été la bonne. Pour lui, j'aurais
dû pourrir ce plongeur qui avait eu un comportement aussi inadapté.
- depuis je fais très attention au comportement des gens que j'encadre
sous l'eau (rythme respiratoire, les yeux,...),
- on ne me fera plus jamais encadrer des gens à des profondeurs qui
dépassent leurs prérogatives,
- deux plongeurs qui se croyaient au dessus des réglements ont compris à
quoi servaient les prérogatives.
Il y a moi une chose qui me choque, c'est que palmer 45sec sans regarder ses
N1 me paraît avoir aussi été une erreur.
Du moins, c'est ce que ton récit laisse apparaître, mais je ne sais pas si
ça reflète la réalité.
FrK
Bonsoir,

45 secondes est indicatif (c'était peut-être moins, voire beaucoup
moins). N'oublions pas qu'il s'agissait de trouver une pierre que nous
avions ratée afin de "sauver la plongée". De plus, ce n'etait pas la
première plongée à ces profondeurs avec les deux N1 (par contre, pour
toutes les plongées précédentes nous n'avions pas eu besoin de palmer).
Quoi qu'il en soit, ce temps, quel qu'il ait été, pendant lequel je n'ai
pas regardé mes deux N1, était trop long ; ça c'est sur.
C'est ce que j'ai voulu dire dans ma première conclusion. Et ce n'est pas
parce que soi-même on est bien (dans l'incident que je relate, j'étais
bien loin de m'être mis "dans le rouge") qu'il en va forcement de même
pour les autres ; et la différence peut être notable.

Cordialement.

Jean-Marie
FrK
2006-01-31 17:31:41 UTC
Permalink
Post by Jean-Marie Delapierre
C'est ce que j'ai voulu dire dans ma première conclusion. Et ce n'est pas
parce que soi-même on est bien (dans l'incident que je relate, j'étais
bien loin de m'être mis "dans le rouge") qu'il en va forcement de même
pour les autres ; et la différence peut être notable.
Oui, c'est comme ça que je pensais bien que tu l'entendais. C'est vrai que
c'est vraiment une situation à la con.

FrK
Charles Nérot
2006-01-28 22:09:54 UTC
Permalink
Bonjour,
Post by plonge13
Je rebondis sur le thread initié par Stranglerfig (Le silence sur les
accidents de plongée), et son invitation à raconter nos problèmes
vécus, pour raconter une plongée dont je ne suis pas
particulièrement fier...
Aller, moi aussi je me lance pour une mésaventure d’il y a quelques
années...

Pour les conditions:
- plongée sur une épave sur 35m de fond
- mer calme avec de petites vagues.
- plongée club avec plusieurs palanquée dont:
* celle avec un moniteur de mon club que j'appellerais [SE]
* la palanquée de mon équipier [PS] et moi (N3 tous les deux à l’époque)

On part avec un Zodiac. Balisage du site... Hop on est à l'eau et on
descend.

Durant la descente dans le bleu, [PS] manipule à plusieurs reprises son
détendeur... Ca fait déjà 3 fois qu'il l'emmène à réparer en un mois.
Quand je lui demande si tout est ok, il me répond ok. On continu la
descente. => Erreur, quelqu'un qui bidouille son détendeur sans arrêt à
un souci, même s'il dit que non.

On est à 30m, l'épave commence à se dessiner dans le bleu. Quand
soudainement le détendeur de [PS] se met en débit continu. Là, tout
s'accélère forcement:
- Je fonce dans son dos pour fermer sa sortie principale... => première
erreur, j'aurais du:
* commencer par lui donner mon deuxième détendeur le temps de la manip.
* le tenir, toujours tenir quelqu'un en difficulté ! (voir plus loin
pourquoi)
- La je me retrouve face a deux sorties qui partent sur sa droite, avec
deux tuyaux noirs. Par reflexe, je ferme celui de droite... => deuxième
erreur, j'aurais du :
* regarder attentivement son équipement en surface, pour connaitre
exactement sa config.
* suivre le tuyau du détendeur fusant pour tomber sur la bonne sortie
* maintenant mes deux sorties sont clairement désignées par des
couleurs (deuxième en jaune) et mon principal est et restera à jamais
celui du coté droit.
- bon ben là, forcement il n'a plus d'air dans son deuxième détendeur et
a toujours le principal qui fuse. [SE] qui était proche, viens nous
aider. Pendant que j’ouvre le secondaire, il ferme le principal. [PS] se
retrouve donc a respirer sur son secondaire (ouvert) et avec son
principal fermé mais avec de l'air dedans (mano+tuyau moyenne pression).
Plus de moyen de gérer l'air, la situation est clair pour moi, c'est la
fin de la plongée. En tout cas à ce moment là, tout est de nouveau
calme, il n'y a plus de danger immédiat dans ma tête. => Erreur,
Quelqu’un qui vient d’avoir un incident n’est pas clair a 100%, on ne le
lâche pas avant d’être sur de son état.

- Quand je fais signe a [PS] le signe de fin de plongée, il me fait
comprendre qu'il veut remonter seul et que moi je continue la plongée.
Je lui explique que non et que c'est fini pour moi aussi. => Erreur,
j'ai cru qu'il m'avait compris ; quelqu'un en état de stress comprend
beaucoup moins bien que ce que l'on essaye de lui dire et répond OK à tout.

- Là, je me retourne pour indiquer a [SE] que pour nous c'est fini et
que l'on remonte. => Erreur, j'ai quitté [PS] des yeux.

- Pendant que je me retournais, [PS] a commencé sa remonté en pensant
que je continuais la plongée avec [SE]. Il a alors réessayé son
principal (fermé je rappel). Comme il ne fuit plus et qu'il peut
respirer il reste dessus => no comment
- Forcement, au bout de quelques goulées, il n'y a plus d'air dans le
principal. Il regarde alors le Mano (qui forcement maintenant indique
0). => No comment
- Là, il prend la décision de faire une RSE de ~30m => 2 erreurs:
* Il a de l'air dans son secondaire
* Je suis vachement moins loin de lui que la surface s’il veut de l’air
- Moi entre temps je me suis retourné et le vois quelques mètres au
dessus. J'entame donc moi aussi la plongée en pestant par ce qu'il ne
m'a pas attendu. Je ne remonte pas pour autant plus vite pour le
rattraper, pensant que tout va bien.
- Pendant la RSE, il sent qu'il ne va pas y arriver et accélère à fond
et largue ses plombs au passage => no comment
- du dessous, je ne me rends pas compte de sa vitesse de remonté. C'est
difficile d'évaluer la vitesse verticale de quelqu'un qui n'est pas à
votre niveau. Je n'ai pas non plus croisé de plomb redescendant... Bref
pour moi tout va bien...
- Il arrive en surface à une vitesse non déterminée. => No comment
- Moi je remonte toujours à la vitesse de mon ordi 10m/min
tranquillement... J'arrive à 3m et peste encore un peu par ce qu'il n'a
pas fait le palier de sécu à 3m. Bon bref, je le shunte aussi du coup.
- Bon là, en surface, je le retrouve à moitié essoufflé, les yeux
injecté de sang. Il Hurlait que je lui avais fermé les deux sorties. Je
vérifie donc et constate que son secondaire est bien toujours ouvert =>
no comment
- J'arrive à négocier qu'on redescende faire un peu de palier. Pour lui
on n’a pas passé assez de temps au fond pour que ca vaille le coup => no
comment
- Euh la y a comme un souci, il a largué ses plombs et il est plutôt du
genre lesté avec sa 2x7mm. Bon ben la y a pas de secret pour le
descendre, il faut que je palme. Et du coup je palme en continu pendant
le temps que l'on reste au palier. Je dirais entre 5 et 10 min mais
j'avoue que je n’ai pas trop regardé vu que je palmais pour le maintenir
au fond... => faut bien réfléchir avant de larguer ses plombs.
- Retour en surface, et [PS] qui est toujours un peu en vrac. Il y a des
vagues. Et pour la première fois de ma vie je ressent le besoin de faire
le signe de détresse pour lui éviter d'avoir à palmer en plus jusqu'au
zodiac... Je lève le bras pour commencer le signe et en faisant un 360°
cherche le bateau du regard... Et là, c'est la tristesse, personne… =>
Le zodiac est partie déposer les palanquées de N1 sur les roches d'un
autre site (je pensais qu'il était prévu de les emmener après). 0 pointé
pour la structure d'accueil qui se permet de laisser 5 palanqués faire
une plongée sur épave au milieu de nulle part sans surveillance de
surface, sans bateau, sans balisage, sans bloc de sécu, sans rien. Je
vous laisse imaginer s’il y avait eu des complications…
- Bon comme [PS] n'a plus ses plombs, il flotte sans problème et on se
retrouve à attendre en surface le Zodiac pendant au moins 10~15 minutes.
Heureusement qu'il n'y avait pas de courant sinon on dérivait et c'était
la totale.

Bon au final, tout se termine bien. Mais j'aurais beaucoup appris de
cette plongée… Et vous ?
--
Charles Nérot
http://nerot.no-ip.com
Charles Nérot
2006-01-28 22:14:59 UTC
Permalink
Bonjour,
Post by Charles Nérot
[..]
[..]
- Pendant la RSE, il sent qu'il ne va pas y arriver et accélère à fond
[..]
Oups, l'habitude désolé.
RSE = Remontée Sans Embout.

Il est remonté sans détendeur en bouche et en soufflant tout le long.
--
Charles Nérot
Antwan
2006-01-29 00:35:55 UTC
Permalink
Post by plonge13
Bonjour,
Bon au final, tout se termine bien. Mais j'aurais beaucoup appris de cette
plongée… Et vous ?
Comment on dit déjà ? un florilège ?
Ca rend modeste, si besoin de le devenir.
--
Antwan - plongeur de plus en plus simple et modeste.
FrK
2006-01-29 09:49:43 UTC
Permalink
Aller, moi aussi je me lance pour une mésaventure d’il y a quelques années...
<couic>
Bon au final, tout se termine bien. Mais j'aurais beaucoup appris de cette
plongée… Et vous ?
Rien n'est jamais facile lors d'un incident, mais comme dit l'autre, il est
souvent plus indiqué de faire quelque chose tout de suite, que quelque chose de
parfait des heures plus tard.

Je constate autre chose : en te lisant, on se dit "j'aurais donné mon octo tout
de suite", ou "j'aurais attendu qu'on se calme avant de toucher aux robicots",
comme quoi, en situation ou bien au chaud à la maison, il y a vraiment un monde
d'écart.

FrK
--
callto://thefrk
Tonio
2006-01-29 13:41:46 UTC
Permalink
Post by FrK
Aller, moi aussi je me lance pour une mésaventure d’il y a quelques années...
<couic>
Bon au final, tout se termine bien. Mais j'aurais beaucoup appris de cette
plongée… Et vous ?
Rien n'est jamais facile lors d'un incident, mais comme dit l'autre, il est
souvent plus indiqué de faire quelque chose tout de suite, que quelque chose de
parfait des heures plus tard.
Je constate autre chose : en te lisant, on se dit "j'aurais donné mon octo tout
de suite", ou "j'aurais attendu qu'on se calme avant de toucher aux robicots",
comme quoi, en situation ou bien au chaud à la maison, il y a vraiment un monde
d'écart.
FrK
Je sais pas en france, mais en suisse c'est un exercice fondemental, lac
oblige. Je l'ai meme fait en condition ce matin. Mon binome ayant voulu
tester un det en plastique en lac :D. Pas de souci je lui ferme son det
et lui respire sur l'octopus (qui est branche sur un deuxieme 1etage,
sinon je lui aurais passe le mien), fin de plongee pour lui (on etait 3).

Pour attendre que cela se calme, je ne suis pas d'accord. Un fusage peut
vider un bloc tres rapidement, donc la vitesse (pas la precipitation)
est importante.
--
Tonio
FrK
2006-01-29 17:42:25 UTC
Permalink
Post by Tonio
Je sais pas en france, mais en suisse c'est un exercice fondemental, lac
oblige. Je l'ai meme fait en condition ce matin. Mon binome ayant voulu tester
un det en plastique en lac :D. Pas de souci je lui ferme son det et lui
respire sur l'octopus (qui est branche sur un deuxieme 1etage, sinon je lui
aurais passe le mien), fin de plongee pour lui (on etait 3).
Fin de plongée pour lui seul?
Post by Tonio
Pour attendre que cela se calme, je ne suis pas d'accord. Un fusage peut vider
un bloc tres rapidement, donc la vitesse (pas la precipitation) est
importante.
Certes, mais à la lecture du mano il est facile de savoir si l'on peut continuer
la plongée ou pas. De plus, son détendeur principal étant en carafe,
personnellement je ne poursuis pas la plongée, vu que je suis méfiant vis à vis
de la loi de Murphy.
De même, dans ce cas, on remonte tous, ou au moins on fait le point à tous, et
si l'un n'est pas d'accord sur la suite des évènements, on termine la plongée.

J'ai eu un souci avec mon octopus la semaine dernière, à cause d'une stupide
petite tétine jaune qui me l'a mis en débit continu. C'était en tout début de
plongée, j'ai perdu 40 bars en très peu de temps. Comme mon bloc était à 230
avant de partir, j'ai informé mon binôme de mon problème, et j'ai trouvé un
paliatif en accrochant mon octo ailleurs (heureusement que j'ai toujours un clip
en plus sur mon stab au kazou). Le problème ayant été identifié et sa solution
étant restée sous étroite surveillance durant quelques minutes, et comme la
plongée se déroulait dans la courbe de sécurité nous n'avons pas arrêté la
plongée. Mais on a communiqué sur le sujet jusqu'à résolution complète. Dans
tous les cas mes deux dets étaient en état de fonctionner à tout moment, et la
source du problème hors circuit.

Ce que je voulais dire à propos d'attendre que ça se calme était justement lié à
la vitesse d'intervention, à ne pas confondre avec de la précipitation. Prendre
une ou deux secondes de plus pour observer la situation permet parfois de ne pas
se lancer à l'aveuglette dans une manip complexe et dans l'urgence absolue.

Encore une fois, c'est facile à dire, bien entendu, et certainement pas à faire,
donc je réitère : personne n'aime être à la place qu'à occupée Charles dans les
instants difficiles de la prise de décision, puis de l'action.

Et le raconter mérite le plus grand respect, surtout de la part de quelqu'un qui
est maintenant moniteur.

FrK
--
Le blog télé de FrK :
http://thefrenchfrk.over-blog.com
Mon dernier roman :
http://www.ixcea.com/html/modules/cdbase/index.php?id_art=10
Tonio
2006-01-29 13:35:22 UTC
Permalink
Post by Charles Nérot
- La je me retrouve face a deux sorties qui partent sur sa droite, avec
deux tuyaux noirs. Par reflexe, je ferme celui de droite... => deuxième
* regarder attentivement son équipement en surface, pour connaitre
exactement sa config.
Oui et non. La technique que l'on m'a enseigne en cas de fusage et de
suivre le tuyaux du det qui fuit en faisant un petit cercle avec les
doigts: facile et sur. Les yeux dans le melange de tuyaux et la memoire
avec le stress ne sont pas des sens fiables...
--
Tonio
Jean-Francois LESCURE
2006-01-30 00:18:21 UTC
Permalink
Bonsoir,
En voici une autre qui était pas mal non plus et que m'inspire le récit de
Papageno.

Ce jour là il y avait du vent de NO force 5 à La ciotat. Les spots à l'abri
étaient tous pris, et le DP du jour décida d'aller quand même mouiller sur
une pierre à 40m qui n'était pas du tout abritée. J'étais NII avec un NIII
et un MF1 et nous partirions les premiers. Toutes les palanquées
descendraient comme nous au mouillage. Notre MF1 avait pour consigne de
vérifier le mouillage (vent oblige). Durant la descente j'eu la surprise de
voir le NIII me dépasser pour rejoindre le fond comme si il avait une course
urgent à y faire. L'eau était cristalline. Arrivé au fond, il regarda
l'ancre et hop! sans nous attendre il décida d'attaquer l'explo. Ses longues
palmes lui donnait une vitesse difficile à suivre. Le MF1 inquiet de voir
partir cet "autonome", se contenta de jeter un coup d'oeil à l'ancre, et me
fit signe pour m'indiquer de suivre notre NIII torpille. A ce rythme le tour
de la pierre de Rousteau allait être fait à une vitesse telle que l'on
aurait pas le temps de voir grand chose. Le MF1 ne voulait pas me lacher
pour stopper l'abruti, et moi j'avais des palmes et une technique de palmage
insuffisante pour rejoindre le bougre de con. Arrivé au sud de la pierre
j'étais pas bien loin de l'essoufflement mais je maitrisait en expirant à
fond et en controlant le rythme. La silhouette bleu du schtroumf NIII était
à peine visible. Là, le fond descendait plus bas que les 40 m de la
consigne, et il ne manqua d'aller y chercher du sable. Celà nous permis de
le rattraper en restant au dessus de lui sur 35m. Subsidiairement, celà
m'autorisa une pause ou je pu ralentir ma respiration. Quand il se retourna
pour nous regarder au dessus de lui, le MF1 lui fit un signe non répertorié
mais très explicite. Et hop le NIII repartit à nouveau à la vitesse d'un
mérou fuyard. Cette fois ci le MF1 visiblement excédé me fit signe de
laisser ce fou et que nous étions deux désormais dans la palanquée. La suite
de la plongée fut médiocre. Cette partie du rocher étant moins intèrréssante
que celle que nous avions faite en TGV. Bientôt dans le bleu, on vit la
colonne claire des bulles du fada. Il s'était arrêté devant l'ancre, comme
un chien d'arrêt. J'étais impatient de voir comment allait s'exprimer par
signes la colère du MF1. Il n'en eu pas le temps.

Deux évènements surprenants et parfaitement indépendants eurent lieu en même
temps.
Le premier était dans la droite ligne du comportement de l'ignoble tache de
niveau III. Il nous exiba son manomètre... Il était tout fier car il restait
100 bars dans son 12 l. Moi j'étais presque sur réserve.
Le second évènement fut cette brutale saute que fit la chaine du mouillage.
Sans doute une vague énorme était elle passée au dessus de nous. Le bateau
avait dut faire un bond. Le coup avait délové les quelques mêtres de chaine
qui gisaient sur le sommet de la pierre. Deux secondes plus tard l'ancre
commençait à labourer la vase déposée dans le sillon des roches. Rien ne
pouvait plus l'arrêter. Le MF1 me fit signe de suivre la chaine et de
commencer à remonter. Bientôt la chaine pris une position verticale
indiquant qu'elle pendait au dessus d'un fond trop lointain. Le bateau était
parti en dérive ! Le MF1 et moi même étions remontés sur environ 15 m, mais
l'autre abruti suivait la chaine en restant vers 30m ! Le moniteur me fit
signe de tenir la chaine et de l'attendre, il descendit voir le fou. Ca
gesticulait pas mal en dessous. Puis je vis remonter mon MF1. L'autre avait
décidé de rester au fond ! Nous remontâmes au palier. C'est seulement quand
nous eumes fini les paliers que l'on vit le 3eme y arriver. Le MF1 et moi
même remontèrent à bord pensant y trouver le DP en train de dormir. Ce
n'était pas le cas. La mer s'était considérablement levée, et le vent était
venu à 7 ou 8. Le DP seul à bord lorsqu'il s'était rendu compte que le
bateau dérivait avait rapidement pensé à lacher de la chaine pour reprendre
une croche. Mais en se penchant il m'avait vu en train de tenir la dite
chaine, et voyant aussi d'autres colonnes de bulles il avait craint de nous
blesser en la manoeuvrant ainsi. En plus, le moteur de l'annexe s'obstinait
à obéir à Murphy plus qu'au démarreur.

Maintenant au loin, de temps à autres les vagues laissaient voir une une
dizaine de parachutes. Ils dansaient indiquant que les autres palanquées
avaient fini sans avoir retrouvé le bateau ... et pour cause. Mais avant
d'aller les chercher il fallait attendre que le NIII félé en ai fini avec
ses paliers. Je ne sais plus combien de temps celà à duré, mais ce fut long
... long ... Et le connard quand il remonta à bord ne trouva rien d'autre à
dire que : "J'avais payé mon air, et il m'en restait". Le MF1 lui colla
violemment un autre détendeur dans la bouche (sur le moment j'ai cru que
c'était un coup de poing) en lui disant "Tient prend celui là en plus. Il
est gratis, et ne remet jamais plus les pieds sur ce bateau" . On récupéra
tous les autres plongeurs transits de froid. Quand l'histoire fut connu au
delà des insultes dont fut copieusement gratifié le NIII, certain
commençèrent à faire des reproches au MF1... "T'as pas bien vérifié le
mouillage lui dirent les uns", d'autres lui reprochèrent d'avoir suivi
l'ancre. Et le DP aussi fut critiqué. Mais moi j'avais tant de griefs contre
le NIII que je trouvai alors ces critiques tout à fait infondées. J'aimerai
bien avoir votre avis. Pas de commentaires SVP sur le NIII... son
comportement ne mérite pas une goutte de salive, il suffit seulement de
savoir que les cons pur jus çà existe.

A vous lire.
Papageno
2006-01-30 08:52:57 UTC
Permalink
Post by Jean-Marie Delapierre
Bonsoir,
En voici une autre qui était pas mal non plus et que m'inspire le récit de
Papageno.
Moi ce que m'inspire ton récit et tous les autres ...
c'est que vous savez écrire , bien écrire même
avec style et talent !
Merci donc d'alimenter la nouvelle rubrique de Pascal BMPP
"Contes des Récifs et du Sable" , de vos observations drôles ou poétiques
du milieu sous-marin .
Vous le valez bien !

Mais également que ces différents incidents pourraient faire l'objet d'un
recueil
leur forme "romancée" est très attrayante et riche en enseignement puisque
non théorique .

Amicalement
Armel
BMPP
2006-01-30 09:37:38 UTC
Permalink
Post by Papageno
Post by Jean-Marie Delapierre
Bonsoir,
En voici une autre qui était pas mal non plus et que m'inspire le récit de
Papageno.
Moi ce que m'inspire ton récit et tous les autres ...
c'est que vous savez écrire , bien écrire même
avec style et talent !
Merci donc d'alimenter la nouvelle rubrique de Pascal BMPP
"Contes des Récifs et du Sable" , de vos observations drôles ou poétiques
du milieu sous-marin .
Vous le valez bien !
Merci pour cette pub...
Post by Papageno
Mais également que ces différents incidents pourraient faire l'objet d'un
recueil
leur forme "romancée" est très attrayante et riche en enseignement puisque
non théorique .
Non là c'est autre chose, cela pourrais entrer dans la rubrique "sécurité"
qui est "à venir" sur le site...
Je pense qu'un témoignage d'incident ou d'accidents n'est pas un conte ou un
roman....
Papageno
2006-01-30 09:54:41 UTC
Permalink
Post by BMPP
Post by Papageno
Mais également que ces différents incidents pourraient faire l'objet d'un
recueil
leur forme "romancée" est très attrayante et riche en enseignement puisque
non théorique .
Non là c'est autre chose, cela pourrais entrer dans la rubrique "sécurité"
qui est "à venir" sur le site...
Je pense qu'un témoignage d'incident ou d'accidents n'est pas un conte ou un
roman....
Je ne parlais pas de les classer dans ta rubrique "Contes" bien sûr !
mais de les archiver comme une mémoire
dans la rubrique Sécurité "et vous comment auriez vous réagit ? "
cela rend humble quant on prend le temps de se mettre en situation de ...
non ?

Amicalement

Germaine :-)
BMPP
2006-01-30 10:33:27 UTC
Permalink
Post by Papageno
Post by BMPP
Post by Papageno
Mais également que ces différents incidents pourraient faire l'objet d'un
recueil
leur forme "romancée" est très attrayante et riche en enseignement puisque
non théorique .
Non là c'est autre chose, cela pourrais entrer dans la rubrique "sécurité"
qui est "à venir" sur le site...
Je pense qu'un témoignage d'incident ou d'accidents n'est pas un conte
ou
Post by Papageno
Post by BMPP
un
roman....
Je ne parlais pas de les classer dans ta rubrique "Contes" bien sûr !
mais de les archiver comme une mémoire
dans la rubrique Sécurité "et vous comment auriez vous réagit ? "
cela rend humble quant on prend le temps de se mettre en situation de ...
non ?
Amicalement
Germaine :-)
Nous sommes d'accord, Germaine ;-)
Jean-Francois LESCURE
2006-01-30 11:43:10 UTC
Permalink
Bonjour papageno,

Ton appréciation me touche d'autant plus qu'elle vient du rédacteur
admirable des "Aventures Hermaphrodites".

Amitiés
Post by Papageno
Post by Jean-Marie Delapierre
Bonsoir,
En voici une autre qui était pas mal non plus et que m'inspire le récit
de Papageno.
Moi ce que m'inspire ton récit et tous les autres ...
c'est que vous savez écrire , bien écrire même
avec style et talent !
Merci donc d'alimenter la nouvelle rubrique de Pascal BMPP
"Contes des Récifs et du Sable" , de vos observations drôles ou poétiques
du milieu sous-marin .
Vous le valez bien !
Mais également que ces différents incidents pourraient faire l'objet d'un
recueil
leur forme "romancée" est très attrayante et riche en enseignement puisque
non théorique .
Amicalement
Armel
Papageno
2006-01-30 12:31:41 UTC
Permalink
Post by Jean-Francois LESCURE
Bonjour papageno,
Bonjour Jean-François
Post by Jean-Francois LESCURE
Ton appréciation me touche d'autant plus qu'elle vient du rédacteur
admirable des "Aventures Hermaphrodites".
Tu n'as pas le droit de me voler le sujet de la suite
des aventures rocambolesques de Germaine !
gromeleu ....
Mais ( blague dans le coin ) tu ,comme bien d'autres
à lecture de ce fil
devrais t'essayer au récit tes exploits en plongée
pour nous régaler .
Merci d'avance .

Amicalement
Armel
BMPP
2006-01-30 12:41:07 UTC
Permalink
Post by Jean-Francois LESCURE
Bonjour papageno,
Ton appréciation me touche d'autant plus qu'elle vient du rédacteur
admirable des "Aventures Hermaphrodites".
C'est quoi ce truc "Les Aventures Hermaphrodites" ?

Plus de détails, des références, merci d'avance....
Papageno
2006-01-30 12:52:20 UTC
Permalink
Post by BMPP
Post by Jean-Francois LESCURE
Bonjour papageno,
Ton appréciation me touche d'autant plus qu'elle vient du rédacteur
admirable des "Aventures Hermaphrodites".
C'est quoi ce truc "Les Aventures Hermaphrodites" ?
Plus de détails, des références, merci d'avance....
Pascal !

Si tu dévoiles ne serait ce que l'ombre du début d'un soupcon
de la suite des aventures à Germaine
je ....
mortecouille
je boude .

Armel
BMPP
2006-01-30 15:57:36 UTC
Permalink
Post by Papageno
Post by BMPP
Post by Jean-Francois LESCURE
Bonjour papageno,
Ton appréciation me touche d'autant plus qu'elle vient du rédacteur
admirable des "Aventures Hermaphrodites".
C'est quoi ce truc "Les Aventures Hermaphrodites" ?
Plus de détails, des références, merci d'avance....
Pascal !
Si tu dévoiles ne serait ce que l'ombre du début d'un soupcon
de la suite des aventures à Germaine
je ....
mortecouille
je boude .
Non, non, non, je dirais rien......
Christophe wanadoo
2006-01-30 18:11:42 UTC
Permalink
Post by Jean-Marie Delapierre
Bonsoir,
En voici une autre qui était pas mal non plus et que m'inspire le
récit de Papageno.
Ce jour là il y avait du vent de NO force 5 à La ciotat. Les spots à
l'abri étaient tous pris, et le DP du jour décida d'aller quand même
mouiller sur une pierre à 40m qui n'était pas du tout abritée.
J'étais NII avec un NIII et un MF1 et nous partirions les premiers.
Toutes les palanquées descendraient comme nous au mouillage. Notre
MF1 avait pour consigne de vérifier le mouillage (vent oblige).
Durant la descente j'eu la surprise de voir le NIII me dépasser pour
rejoindre le fond comme si il avait une course urgent à y faire.
L'eau était cristalline. Arrivé au fond, il regarda l'ancre et hop!
sans nous attendre il décida d'attaquer l'explo. Ses longues palmes
lui donnait une vitesse difficile à suivre. Le MF1 inquiet de voir
partir cet "autonome", se contenta de jeter un coup d'oeil à l'ancre,
et me fit signe pour m'indiquer de suivre notre NIII torpille. A ce
rythme le tour de la pierre de Rousteau allait être fait à une
vitesse telle que l'on aurait pas le temps de voir grand chose. Le
MF1 ne voulait pas me lacher pour stopper l'abruti, et moi j'avais
des palmes et une technique de palmage insuffisante pour rejoindre le
bougre de con. Arrivé au sud de la pierre j'étais pas bien loin de
l'essoufflement mais je maitrisait en expirant à fond et en
controlant le rythme. La silhouette bleu du schtroumf NIII était à
peine visible. Là, le fond descendait plus bas que les 40 m de la
consigne, et il ne manqua d'aller y chercher du sable. Celà nous
permis de le rattraper en restant au dessus de lui sur 35m.
Subsidiairement, celà m'autorisa une pause ou je pu ralentir ma
respiration. Quand il se retourna pour nous regarder au dessus de
lui, le MF1 lui fit un signe non répertorié mais très explicite. Et
hop le NIII repartit à nouveau à la vitesse d'un mérou fuyard. Cette
fois ci le MF1 visiblement excédé me fit signe de laisser ce fou et
que nous étions deux désormais dans la palanquée. La suite de la
plongée fut médiocre. Cette partie du rocher étant moins
intèrréssante que celle que nous avions faite en TGV. Bientôt dans le
bleu, on vit la colonne claire des bulles du fada. Il s'était arrêté
devant l'ancre, comme un chien d'arrêt. J'étais impatient de voir
comment allait s'exprimer par signes la colère du MF1. Il n'en eu pas
le temps.
Deux évènements surprenants et parfaitement indépendants eurent lieu
en même temps.
Le premier était dans la droite ligne du comportement de l'ignoble
tache de niveau III. Il nous exiba son manomètre... Il était tout
fier car il restait 100 bars dans son 12 l. Moi j'étais presque sur
réserve. Le second évènement fut cette brutale saute que fit la chaine du
mouillage. Sans doute une vague énorme était elle passée au dessus de
nous. Le bateau avait dut faire un bond. Le coup avait délové les
quelques mêtres de chaine qui gisaient sur le sommet de la pierre.
Deux secondes plus tard l'ancre commençait à labourer la vase déposée
dans le sillon des roches. Rien ne pouvait plus l'arrêter. Le MF1 me
fit signe de suivre la chaine et de commencer à remonter. Bientôt la
chaine pris une position verticale indiquant qu'elle pendait au
dessus d'un fond trop lointain. Le bateau était parti en dérive ! Le
MF1 et moi même étions remontés sur environ 15 m, mais l'autre abruti
suivait la chaine en restant vers 30m ! Le moniteur me fit signe de
tenir la chaine et de l'attendre, il descendit voir le fou. Ca
gesticulait pas mal en dessous. Puis je vis remonter mon MF1. L'autre
avait décidé de rester au fond ! Nous remontâmes au palier. C'est
seulement quand nous eumes fini les paliers que l'on vit le 3eme y
arriver. Le MF1 et moi même remontèrent à bord pensant y trouver le
DP en train de dormir. Ce n'était pas le cas. La mer s'était
considérablement levée, et le vent était venu à 7 ou 8. Le DP seul à
bord lorsqu'il s'était rendu compte que le bateau dérivait avait
rapidement pensé à lacher de la chaine pour reprendre une croche.
Mais en se penchant il m'avait vu en train de tenir la dite chaine,
et voyant aussi d'autres colonnes de bulles il avait craint de nous
blesser en la manoeuvrant ainsi. En plus, le moteur de l'annexe
s'obstinait à obéir à Murphy plus qu'au démarreur.
Maintenant au loin, de temps à autres les vagues laissaient voir une
une dizaine de parachutes. Ils dansaient indiquant que les autres
palanquées avaient fini sans avoir retrouvé le bateau ... et pour
cause. Mais avant d'aller les chercher il fallait attendre que le
NIII félé en ai fini avec ses paliers. Je ne sais plus combien de
temps celà à duré, mais ce fut long ... long ... Et le connard quand
il remonta à bord ne trouva rien d'autre à dire que : "J'avais payé
mon air, et il m'en restait". Le MF1 lui colla violemment un autre
détendeur dans la bouche (sur le moment j'ai cru que c'était un coup
de poing) en lui disant "Tient prend celui là en plus. Il est gratis,
et ne remet jamais plus les pieds sur ce bateau" . On récupéra tous
les autres plongeurs transits de froid. Quand l'histoire fut connu au
delà des insultes dont fut copieusement gratifié le NIII, certain
commençèrent à faire des reproches au MF1... "T'as pas bien vérifié
le mouillage lui dirent les uns", d'autres lui reprochèrent d'avoir
suivi l'ancre. Et le DP aussi fut critiqué. Mais moi j'avais tant de
griefs contre le NIII que je trouvai alors ces critiques tout à fait
infondées. J'aimerai bien avoir votre avis. Pas de commentaires SVP
sur le NIII... son comportement ne mérite pas une goutte de salive,
il suffit seulement de savoir que les cons pur jus çà existe.
A vous lire.
Bonsoir Jean Paul,
Bonsoir à tous,


Je me permets de répondre à ton interrogation ;

En préambule, je me rappelle de la phrase d'un MF2 de Grenoble, Alain
SANCHEZ qui travaille à EDF : "1 incident, tu geres, 2 incidents, tu geres
en alternance, 3 incidents, c'est l'accident et tu passes de 2 à 3 tres,
tres vite". C'etait une analyse qu'il avait fait, en 1995, dans son travail
et confronté à la plongée et qui s'avere malheureusement juste. Merci Alain.
J'aimais bien sa présence avec nous au bord de l'eau.(j'en parle à
l'imparfait car je ne le vois plus mais j'avais beaucoup de respect pour son
calme et son professionnalisme, la bise à Alyzée, si tu lis)

Concernant le role de ton moniteur, bien que je le sois pas, je pense que je
n'aurai pas fait mieux :
Pardonne mes expressions mais à choisir entre un elément qui se désolidarise
de la palanquée et un autre élément qui a une technique et un palmage qui ne
lui permette pas de suivre, qui frole l'essouflement, je reste avec le
maillon faible.,
Pourquoi : si je me mets à la place du moniteur et que je pars derriere le
palmeur fou, je prends le risque de te perdre de vue, que tu forces pour
nous suivre et que tu t'essoufles ou que tu paniques avec un risque avéré
d'accident. Tout ceci pour voir le palmeur repartir quelques instants plus
tard. Non, décidément non, je pense que son choix, à défaut d'etre le
meilleur est certainement à ce moment le moins pire.

La partie verification du mouillage ne m'inspire rien de particulier : le
mouillage peut tres bien etre croché aux rochers et sauter suite aux à
coups dus aux vagues à moins de faire 3 tours avec la chaine autour de la
roche mais à ce moment, le bateau perd sa mobilité pour recuperer un
plongeur en difficulté. Les plongeurs "raleurs" s'imaginent peut etre que le
bateau est attaché comme un cheval à sa longe et qu'il ne bougera pas. C'est
aussi un probleme que beaucoup sont ignorants de la chose marine. Déjà, il y
avait des gens qui savaient demarrer le moteur et manoeuvrer le bateau à
bord !!!

Accrocher la chaine lors de la dérive du bateau, je ne pense pas que j'aurai
choisi cette option car j'ai toujours un parachute et un spoll (petite
bobine) qui me permette de faire les paliers en pleine eau, à la dérive afin
de laisser la mobilité au bateau (j'ai déjà eu ce cas et le bateau derivait
sur les cailloux. Le skipper devait manoeuvrer doucement pour ne pas nous
secouer mais devait imperativement s'eloigner des recifs sous peine de faire
une epave de plus)....

Le palier majoré à cause du comportement imbécile du palmeur fou,
prévisible.

La colere des autres plongeurs contre le moniteur : normale : effet de
groupe, peur retroactive, et aussi un sentiment d'assistance par le moniteur
déçu (beaucoup de plongeurs s'entourent de pseudos securités, d'encadrants,
pour palier à leurs manques et demandent aux autres d'etre à la hauteur
alors qu'eux ne le sont pas...). J'ai écris normale, je n'ai pas dit
justifiée.
Si tu rencontrais les autres plongeurs, aujourd'hui, tu pourrais leur dire,
"qu'aurais tu fait, toi ?" et là, je pense que peu de monde ferait mieux que
lui. Les YAKA-FOKON sont nombreux, ceux qui font sont plus rares.


En attendant, comme l'ecrit blurp blurp, merci, un grand merci pour vos
experiences. Puissions nous nous en souvenir afin de ne pas retomber dans
les memes situations.


Bonnes bulles

Christophe 38 qui a croisé aussi un palmeur fort en juin.
Jean-Marie Delapierre
2006-01-30 20:39:32 UTC
Permalink
[couic le récit]
Post by Christophe wanadoo
Bonsoir Jean Paul,
Bonsoir à tous,
[couic le commentaire]
Post by Christophe wanadoo
Christophe 38 qui a croisé aussi un palmeur fort en juin.
Bonsoir,

Vous avez mis le doigt sur le pire pour un guide de palanquée :
L'éparpillement des membres de celle-ci.
D'où l'intérêt du serre-file, chargé de jouer les chiens bergers et de
ramener les "brebis égarées".
A ce titre, je me souviens d'un marseillais (d'ailleurs, on l'appelait "le
marseillais", c'est dire !) qui était parfait dans ce rôle, même s'il
ne faisait que ça de ses plongées ; mais ça avait l'air de lui convenir.
Malheureusement, on n'a pas toujours la chance d'en avoir un sous la main.

Ca me rappelle un incident auquel j'ai participé :

Sortie club (région parisienne) à Banyuls. deuxième plongée de
la sortie : Palanquée 2 N1 "premières bulles", un N2 et moi, jeune N4
guide de palanquée.
En fin de plongée (sans déco), l'un des N1 ne s'arrête pas au palier
de "principe" et fait surface. L'autre N1 et le N2 sont au palier. Je fais
surface pour intimmer l'ordre au N1 de redescendre faire son palier.
Celui-ci s'avère incapable de redescendre.
Le bateau est à moins de 100 mètres et la mer est calme. Je dis au N1 de
prendre son tuba (il a "bouffé" du capelé en piscine pendant tout
l'hiver) et de rejoindre le bateau pendant que je garde un oeil sur les
deux autres (tout en le surveillant lui aussi et en me disant que, comme
il est trop léger, il ne risque pas de couler).
Et c'est là qu'est l'erreur, à force de vouloir ménager la chèvre et
le chou, je me suis mis dans la plus mauvaise position pour intervenir en
cas de problème ; et problème il y a eu.
Lorsque mon N1 en surface a eu fait à peu près la moitié du chemin, je
me rends compte à son comportement qu'il a un problème. J'abandonne
instantanément les deux qui finissent tranquillement leur palier (bien
évidemment sans les prévenir) et je palme comme un fou vers le plongeur
en difficulté.
De son côté, le DP s'est déshabillé et a plongé en maillot de bain
(à Paques, ça fait frais) pour le secourir. Nous arrivons quasiment en
même temps et remorquons le N1 jusqu'au bateau. Deux minutes plus tard,
le N1 restant et le N2 font surface et rentrent tranquillement au bateau.
Plus tard, nous apprendrons que le N1 avait trouvé sa ceinture de plomb
du matin, "calculée" en fonction de son poids et de l'épaisseur de sa
combinaison, trop lourde et avait décidé, sans en parler à qui que ce
soit, d'enlever 2 kilos.
Cet incident a été débriefé immédiatement et nous avons tous convenu
que la bonne réaction (en ce qui me concerne) aurait été de prévenir
le N2 qu'il devenait "guide de palanquée" pour le N1 qui restait et pour
finir le "palier de principe" et que j'accompagne le N1 trop léger
jusqu'au bateau.

Conclusion : en cas d'éclatement de la palanquée, ne jamais rester "au
milieu", c'est la plus mauvaise solution.
Trouver quel est la partie de la palanquée dont il faut s'occuper,
prévenir les autres autant que possible, puis y aller.

Les moments pendant lesquels je stresse le plus sont les débuts et fins
de plongée (entre les problèmes de "passages d'oreilles", de purge de
stab, de lestage,...), réussir à garder tout le monde au même niveau
est un véritable exploit.

Voila.

Cordialement.

Jean-Marie

P.S. pour Pascal : récit publiable sur BMPP
Olivier Goldberg
2006-01-30 22:33:02 UTC
Permalink
Post by Jean-Marie Delapierre
D'où l'intérêt du serre-file, chargé de jouer les chiens bergers et de
ramener les "brebis égarées".
Mouais...
Ca ne suffit pas toujours!

Je me souviens d'une plongée à Tabarka en 1998. J'étais à l'époque déjà
3* (80 plongées derrière moi), en vacances individuelles. Le club où je
plongeais avait à part moi un gros groupe de débutants de l'UCPA.
Lors d'une des premières plongées, ils font une palanquée composée du
guide local, moniteur, de 7 ou 8 jeunes de l'UCPA dont 1 N2 et les
autres N1 (si pas moins, je ne me souviens pas) dont certains n'avaient
qu'une ou deux plongées en milieu naturel et moi comme serre-fil.

Au départ, on suit le mouillage en +/- file, vers un fond de 20 à 30m.
Dès ce moment, l'une des N1 ne parvient pas à gérer son gilet
correctement. Elle est à une bonne dizaine de mètres de moi, le moniteur
ne voit rien. Je palme comme un fou en vidant mon gilet, je l'arrête
vers 5m et l'aide à aller correctment vers le bas.
A peine arrivé, une autre me fait le même coup (heureusement arrêté plus
bas).
Pendant ce temps, le moniteur commence la ballade, ne remarque toujours
rien.
Et en cours de plongée, plusieurs autres petits incidents très mineurs,
chaque fois sans aucune réaction du moniteur.
Autant que je me souvienne, il ne s'est jamais retourné de toute la
plongée, sauf une fois quand on s'est mis en rond autour de je ne sais
plus quel poisson....


Si j'étais dans une situation similaire maintenant, je changerais les
choses suivantes (au moins)

- hors de question d'accepter de plonger, et encore moins d'encadrer,
une telle palanquée (bien trop de débutants). C'est à la dois peu
sécurisant et peu intéressant, au moins pour les encadrants qui n'ont
plus le temps de faire autre chose que compter les têtes.
- au vu de la série d'incidents, même mineurs, interruption de la
plongée bien avant son terme prévu, et tant pis si les gens ne sont pas
contents. Mais ça risque moins de se produire avec une palanquée de
taille normale.
- je ne suis pas sûr qu'après une plongée comme ça je replongerais avec
le même club
- le briefing pré-plongée était très court, mais j'avoue ne plus me
souvenir de son contenu. Mais au vu du déroulement, il était
manifestement insuffisant.
- Et puis aussi, mais ce n'est plus de la sécurité, j'aurais exigé une
sérieuse remise sur le prix de mes plongées, vu qu'à chacune d'entre
elles j'ai dû encadrer (comme guide ou SF selon les jours).

----------------
Autre plongée:

L'été dernier, en Bretagne, avec l'UCPA "adultes".
Palanquée composée de 5 plongeurs: 1 moniteur local, 3 ou 4 plongeurs
UCPA dont 2 ou 3 préparations N2 en fin de cursus et moi, 3* avec 226
plongées.
Départ d'un semi-rigide sur un fond de 20m.

Le guide palme assez vite, mais on suit sans difficultés particulière.
Il regarde régulièrement les gens, pas de problème de ce côté. Il montre
bien ce qu'il y a à voir (bien que sa lampe fasse l'effet d'une bougie à
côté de ma Kowalski, mais c'est une autre histoire).
Après un bon 10 minutes, je me dis que je vais quand même jeter un oeil
sur le manomètre des N1, surtout que l'un d'entre eux est gros
consommateur et que je ne l'ai pas vu regarder son manomètre une seule
fois.
Bien m'en à pris, il est à 55 bar (il avait 210 au départ)...
Je rattrape le moniteur, le lui signale. Ses yeux lui sortent du masque,
il engueule le gars qui n'a pas averti de sa mi-bouteille, et interrompt
immédiatement la plongée.
Du coup, je termine la plongée après 15 minutes en tout, et 140 bars
dans ma bouteille.

Ici, le briefing était correct, la surveillance générale aussi. J'aurais
cru qu'un prépa N2 penserait à surveiller régulièrement son manomètre,
manifestement je me trompais ici. Peut-être aurais-je (ou le guide
aurait-il) dû surveiller les consommations de plus près? Sincèrement, je
n'en suis pas sûr. Il n'a pas signalé de difficulté particulière, le
courant était normal, la plongée était peu profonde.
En plus, c'était notre 7° plongée jusque là, et ledit N1 avait semblé
correct dans l'ensemble.

Alors, stress du jour, fatigue, courant un peu plus fort que d'habitude
justifiant une forte augmentation de consommation?

Je n'en sais rien, mais la leçon à en tirer est de toujours vérifier
très souvent son mano et celui de ses compagnons.

Si ça intéresse quelqu'un, je peux mettre la courbe ddu profil sur mon
site.

Voilà...

PS pour Pascal: tu peux publier si tu estimes ces récits intéressants.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
le seigneur !!!
2006-02-01 17:46:37 UTC
Permalink
Salut a tous,

je ne suis pas encore encadrant , mais je souhaite le devenir ( un jour !!!!
peut être lol ) malgré tous ces incidents , on en tire souvent des leçons,
et là si je puis me le permettre si un plongeur atteint les 50 bars c'est
fin de plongée pour tout le monde .... Dommage pour les autres qui n'auront
fait qu'une plongée dite minable mais ils se rattraperons biensur a se faire
payer un coup au bar en guise de sanction ..... MDR. Les gens ne voyent que
par l'aspect commercial ( j'ai payer ma plongée .....ne pas oublier que
c'est un loisirs ou il y a un risque permanent !!! Et ceux qui râlent :
DEVENEZ ENCADRANTS !!!!!!!!!!!! )

Je voudrais revenir sur le fait d'emmener des N1 dans l'espace lointain : je
trouve ça très risquer de prendre en charge plus de 1 seul N1, au cas ou il
y a un souci pour pouvoir y faire face ... Et oui l'accident lui arrive sur
un suite de petits incidents etc ...... vous connaissez la suite ...

@ +++++
Post by Olivier Goldberg
Post by Jean-Marie Delapierre
D'où l'intérêt du serre-file, chargé de jouer les chiens bergers et de
ramener les "brebis égarées".
Mouais...
Ca ne suffit pas toujours!
Je me souviens d'une plongée à Tabarka en 1998. J'étais à l'époque déjà
3* (80 plongées derrière moi), en vacances individuelles. Le club où je
plongeais avait à part moi un gros groupe de débutants de l'UCPA.
Lors d'une des premières plongées, ils font une palanquée composée du
guide local, moniteur, de 7 ou 8 jeunes de l'UCPA dont 1 N2 et les
autres N1 (si pas moins, je ne me souviens pas) dont certains n'avaient
qu'une ou deux plongées en milieu naturel et moi comme serre-fil.
Au départ, on suit le mouillage en +/- file, vers un fond de 20 à 30m.
Dès ce moment, l'une des N1 ne parvient pas à gérer son gilet
correctement. Elle est à une bonne dizaine de mètres de moi, le moniteur
ne voit rien. Je palme comme un fou en vidant mon gilet, je l'arrête
vers 5m et l'aide à aller correctment vers le bas.
A peine arrivé, une autre me fait le même coup (heureusement arrêté plus
bas).
Pendant ce temps, le moniteur commence la ballade, ne remarque toujours
rien.
Et en cours de plongée, plusieurs autres petits incidents très mineurs,
chaque fois sans aucune réaction du moniteur.
Autant que je me souvienne, il ne s'est jamais retourné de toute la
plongée, sauf une fois quand on s'est mis en rond autour de je ne sais
plus quel poisson....
Si j'étais dans une situation similaire maintenant, je changerais les
choses suivantes (au moins)
- hors de question d'accepter de plonger, et encore moins d'encadrer,
une telle palanquée (bien trop de débutants). C'est à la dois peu
sécurisant et peu intéressant, au moins pour les encadrants qui n'ont
plus le temps de faire autre chose que compter les têtes.
- au vu de la série d'incidents, même mineurs, interruption de la
plongée bien avant son terme prévu, et tant pis si les gens ne sont pas
contents. Mais ça risque moins de se produire avec une palanquée de
taille normale.
- je ne suis pas sûr qu'après une plongée comme ça je replongerais avec
le même club
- le briefing pré-plongée était très court, mais j'avoue ne plus me
souvenir de son contenu. Mais au vu du déroulement, il était
manifestement insuffisant.
- Et puis aussi, mais ce n'est plus de la sécurité, j'aurais exigé une
sérieuse remise sur le prix de mes plongées, vu qu'à chacune d'entre
elles j'ai dû encadrer (comme guide ou SF selon les jours).
----------------
L'été dernier, en Bretagne, avec l'UCPA "adultes".
Palanquée composée de 5 plongeurs: 1 moniteur local, 3 ou 4 plongeurs
UCPA dont 2 ou 3 préparations N2 en fin de cursus et moi, 3* avec 226
plongées.
Départ d'un semi-rigide sur un fond de 20m.
Le guide palme assez vite, mais on suit sans difficultés particulière.
Il regarde régulièrement les gens, pas de problème de ce côté. Il montre
bien ce qu'il y a à voir (bien que sa lampe fasse l'effet d'une bougie à
côté de ma Kowalski, mais c'est une autre histoire).
Après un bon 10 minutes, je me dis que je vais quand même jeter un oeil
sur le manomètre des N1, surtout que l'un d'entre eux est gros
consommateur et que je ne l'ai pas vu regarder son manomètre une seule
fois.
Bien m'en à pris, il est à 55 bar (il avait 210 au départ)...
Je rattrape le moniteur, le lui signale. Ses yeux lui sortent du masque,
il engueule le gars qui n'a pas averti de sa mi-bouteille, et interrompt
immédiatement la plongée.
Du coup, je termine la plongée après 15 minutes en tout, et 140 bars
dans ma bouteille.
Ici, le briefing était correct, la surveillance générale aussi. J'aurais
cru qu'un prépa N2 penserait à surveiller régulièrement son manomètre,
manifestement je me trompais ici. Peut-être aurais-je (ou le guide
aurait-il) dû surveiller les consommations de plus près? Sincèrement, je
n'en suis pas sûr. Il n'a pas signalé de difficulté particulière, le
courant était normal, la plongée était peu profonde.
En plus, c'était notre 7° plongée jusque là, et ledit N1 avait semblé
correct dans l'ensemble.
Alors, stress du jour, fatigue, courant un peu plus fort que d'habitude
justifiant une forte augmentation de consommation?
Je n'en sais rien, mais la leçon à en tirer est de toujours vérifier
très souvent son mano et celui de ses compagnons.
Si ça intéresse quelqu'un, je peux mettre la courbe ddu profil sur mon
site.
Voilà...
PS pour Pascal: tu peux publier si tu estimes ces récits intéressants.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
Olivier Goldberg
2006-02-01 18:31:04 UTC
Permalink
Post by le seigneur !!!
on en tire souvent des leçons,
et là si je puis me le permettre si un plongeur atteint les 50 bars c'est
fin de plongée pour tout le monde
Ce qui a été fait ici, et c'est en effet la démarche normale.
Mais ce qui m'interpelle plus, c'est que ledit N1 n'a pas du tout
surveillé sa conso. C'est ça qui m'a gêné, plus que l'interruption
prématurée de la plongée.
--
Olivier Goldberg, étudiant, macaddict, plongeur CMAS ***
Pour le courrier personnel, écrire à:
olivier (arobase) ogoldberg (point) net
AIM/iChat/Skype: Nept47
le seigneur !!!
2006-02-02 21:39:53 UTC
Permalink
oui entièrement d'accord avec toi mais moi je parlais en général bon les N1
oublie souvent de regarder leurs mano lol mais bon l'encadrant lui aussi
devrait leurs demander plus souvent afin de contrôler leurs conso . Mais la
je ne juge pas du tout cette plongée ce n'est pas mon rôle, en plus suis
encore un jeunot dans l'encadrement je ferai part aussi de mes propres
expériences plus tard, je vous le promet.
FrK
2006-01-31 17:30:21 UTC
Permalink
Post by Jean-Marie Delapierre
Cet incident a été débriefé immédiatement et nous avons tous convenu
que la bonne réaction (en ce qui me concerne) aurait été de prévenir
le N2 qu'il devenait "guide de palanquée" pour le N1 qui restait et pour
finir le "palier de principe" et que j'accompagne le N1 trop léger
jusqu'au bateau.
Ce n'est pas ce qui me serait venu immédiatement à l'esprit, mais bon, je ne
veux pas m'engager là-dessus. Perso, j'aurais dit que comme il s'agissait
d'une plongée sans palier, le n1 qui ne pouvait pas redescendre aurait dû
rester en surface au-dessus de vous, et vous faire le palier de sécu. Donner
la responsabilité d'une palanquée réduite à un N2 qui doit surveiller un N1,
c'est pas évident, surtout si l'on s'éloigne.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que la cohérence doit
être préservée absolument plutôt que d'envoyer le N1 seul vers le bateau.

FrK
--
Le blog télé de FrK :
http://thefrenchfrk.over-blog.com
Erwin, mon dernier roman :
http://www.ixcea.com/html/modules/cdbase/index.php?id_art=10
FrK
Jean Chris
2006-02-03 14:43:13 UTC
Permalink
Bonjour à tous,
entièrement d'accord avec FrK, en laissant le N1 en surface (sachant
que la mer était d'huile, sans vent et sans courant), tu finissais ton
palier en compagnie du reste de ta palanquée en gardant un oeil sur
ton N1 juste à 3 m au dessus de toi.

Jean Chris

Serge, le foudurail
2006-01-30 12:28:40 UTC
Permalink
Bonjour à toutes et à tous.

Ce que je voulais juste dire, c'est un grand bravo a vous tous de publier
ces histoires.
Si cela peut servir a éviter ne fut ce qu'un accident, le but est atteint
(Et je le pense d'ailleurs).
Et chapeau d'avoir eu le courage de raconter cela, parce que après coup on
n'est pas toujours fier de ca...

Serge.
blub gloub blub blub
2006-01-30 13:31:51 UTC
Permalink
bonjour tout le monde !
pareil : bravo pour ce fil et particuliérement pours les auteurs des
posts 14.16.17.23.24.27.et 34 !
c'est courageux, interessant, édifiant, très très très utile :
merci !

blub
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